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CHOMAGE EN GUINEE : la jeunesse, en attendant les jours meilleurs

En Guinée, le phénomène de chômage a tendance à empirer. Plutôt désemparées, les autorités du pays et certaines ONG de la place encouragent l’entreprenariat. Pour l’instant, chacun – hommes et femmes, diplômés ou hommes de métiers- se bat autant que faire se peut…C’est la grande débrouille !

 A l’occasion du dernier sommet ‘’Union africaine – Union européenne’’, axé notamment sur la jeunesse et l’immigration, le professeur Alpha Condé, Président guinéen s’est prononcé en faveur de l’emploi des jeunes à travers la création des Groupement d’intérêts économiques (GIE) et de coopératives. Et c’est à juste raison.

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En Guinée, les jeunes, constituant plus de 70% de la population, font face à d’innombrables problèmes de survie. En premier lieu, le chômage. L’Etat peine à employer même les 2/10 diplômés par ans, alors que  le secteur privé privilégie les gens qui ont étudié à l’étranger et imposent aux candidats à un emploi d’avoir plusieurs années d’expérience. Les débutants qui peinent à s’insérer n’ont que ‘’leurs yeux pour pleurer’’. Ousmane Diallo n’en peut plus ! « J’ai fini l’université depuis 2 ans.  J’ai tout fait pour avoir un premier emploi, en vain.  Finalement, j’ai ouvert un kiosque orange money, parce que je dois gagner ma vie quand même», explique-t-il.

Comme lui, Mady Yattara a une maitrise en Géologie. Diplômé depuis près de 10 ans, de l’institut de Boké, il a fait le tour des entreprises à la recherche du travail, sans succès. Il y a quelques mois, il a été accepté comme journalier dans une usine de Topaz, où il touchait moins que 15 000 GNF par jour. « Cela ne me permettait pas de me déplacer et de manger, j’ai démissionné », se lamente-t-il. A plus de 30 ans, il vit toujours sous le toit de ses parents. Il n’est pas marié et son avenir l’inquiète. «  Je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ce sort. Quand est-ce que je peux fonder une famille ? », s’interroge-t-il. A l’allure où vont les choses, Mady n’exclut pas de tenter sa chance ailleurs, même dans un autre pays africain.

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Diariou Diallo, elle, a une licence en économie. Interrogée, elle raconte : « après avoir obtenu mon diplôme, j’ai déposé mes dossiers dans certaines entreprises pour une demande de stage. Personne ne m’a fait appel pour l’instant. »  

Aujourd’hui, il est presqu’impossible de donner le nombre exact de jeune gens -diplômés ou hommes de métier, filles comme garçon- vivant dans le chômage, l’incertitude et la précarité.  Depuis des décennies, les établissements universitaires et professionnels déversent des milliers de personnes sur le marché d’emploi. Et rares sont ceux qui réussissent à sortir leurs têtes de l’eau.

Selon des spécialistes, un des facteurs fondamentaux du chômage en Guinée est l’inadéquation entre la formation et l’emploi. « Quand il y a concours pour un poste, quel qu’il soit, on voit des candidats de tous âge et de toutes option. Chacun tente sa chance »,  remarque Famany Condé,  juriste de formation et actuellement convoyeur de camions.

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Pour apporter un coup de pouce à l’employabilité des jeunes, l’Etat a mis en place l’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE), une structure ayant des représentations dans toutes les régions du pays. Elle dispose d’une plateforme d’inscription en ligne, à laquelle s’ajoutent d’autres plateformes privées. A date, les dirigeants du pays et certaines ONG encourage plutôt l’entrepreneuriat privé. Mais combien de gens réussiront dans ce domaine ? Tout le monde doit forcément devenir entrepreneur ? Voilà des questions qui s’imposent.

Hawa Bah (stagiaire)

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