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N’ZEREKORE : aloco, les bonnes… affaires

En Guinée forestière, la commercialisation et l’exportation de la banane plantain aussi appelée aloco, reste une des activités majeure des femmes. Elles sont nombreuses à tirer profit de ce commerce, en dépit  d’énormes difficultés.

Faisant partie de la culture vivrière et d’importation de la population forestière, la banane plantain, communément appelée « aloco », est très abondante sur les marchés de N’zérékoré. Les femmes, pour couvrir leurs  besoins,  se sont lancées dans la commercialisation de ce fruit. Bien qu’il soit est difficile, faute de données statistiques, d’évaluer ce que le secteur rapporte à la région, des sources non officielles font état de plusieurs milliards par an. Ce qui est certain, c’est que d’innombrables femmes et quelques hommes en  tirent un sérieux avantage.

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 Rencontrée au marché forêt sacré de N’zérékoré,  cette commerçante du nom de Mawatta Traoré, nous explique : « Je suis dans cette affaire, il y a de cela 24 ans. J’ai des clients dans les petits villages de N’zérékoré et d’autres de la Côte d’ivoire, qui m’envoient des bananes aloco. A mon tour, j’en amène à Conakry où je vends aux grossistes ». Selon elle, la vente de la banane est une activité génératrice de revenus qui procure des profits aux femmes.  A ce jour, elle  a construit une villa, acheté plusieurs têtes de vaches et plein d’autres choses.

Comme elle,  Marguerite Théa est dans l’affaire d’Aloco depuis de nombreuses années.  Elle est détentrice de deux gros camions qui transportent ses marchandises à Conakry et dans plusieurs préfectures du pays. Elle dit devoir tout son avoir au commerce  de Banane.  Marguerite  à des revendeurs dans différents coins de la Guinée. Aujourd’hui, elle ne bouge presque plus de N’zérékoré. Elle attend plutôt le compte-rendu de ceux qu’elle déploie sur le terrain. « Mon mari ne travaille plus depuis 10 ans, je supporte la charge de toute la famille. Dieu Merci personne ne se plaint », se réjoui-t-elle.

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Pour autant, les femmes n’ont pas nécessairement le monopole exclusif dans le secteur. Quelques jeunes gens ont embrassé le secteur ces dernier temps, en raison de sa rentabilité.

La quasi-totalité des bananes du pays proviennent de la région forestière. Et les difficultés, selon les commerçantes,  ne manquent pas.   « Vraiment avec l’état de nos routes, nos bananes se gâtent. Si le véhicule tombe en panne,  on peut faire 3 à 4 jours avant de dépanner et  beaucoup de nos marchandises   se gâtent avant la destination. Et Arrivées, nous sommes obligées de revendre à un prix qui ne nous arrange pas forcement »,  martèle Mawatta Traoré.  A cela s’ajoute les tracasseries policières.

Niouma Lazare kamano, correspondant régional. www.ledjely.com

Tel : 622783505 

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