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CIRCULATION ROUTIERE : des jours après le plan d’urgence

A Conakry, les habitants espéraient que leur capitale leur reserverait en matière de circulation routière moins de calvaire que d’habitude, en cette période des fêtes de fin d’année. En cela, leur espoir reposait sur le plan d’urgence lancé dernièrement par le ministère de la sécurité. Eh bien, initiative pilote, ce plan n’est plus de rigueur.  Et dans les rues de Conakry, les vieilles habitudes ont repris. Ainsi, les agents de police se font de moins en moins dans la circulation, les emprises publiques sont progressivement occupées par les étalagistes et autres marchands ambulants. Conséquence : les usagers  renouent avec les embouteillages et… des accidents aussi. Comme pour dire que la prudence doit être de mise

 Il est 17h30 à Enta Marché ce Vendredi 22 décembre 2017. Au grand carrefour, le désordre est souverain. En bordure du marché où sont installées les vendeuses d’articles divers, le brouhaha est au comble. Devant eux, se bousculent des marchands ambulants et les acheteurs, rendant le passage difficile pour les usagers de route.

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En contrebas, plusieurs taxis et minibus sont stationnés dans tous les sens, provoquant un embouteillage terrible. A la différence de la période du plan d’urgence, seuls deux agents de police sont sur place. Dans la circulation, c’est la débandade. Des conducteurs pressés klaxonnent et, au bout d’un certain temps, s’insultent mutuellement. Dans le sauve-qui-peut, un taxi a renversé un motard.

Egalement, juste en face de la CMIS basée au carrefour d’Enco5, les emprises sont  envahies  par les vendeuses de condiments, de friperies de chaussures et autres marchandises. « L’intérieur du marché est vide. Tout le monde s’est transporté en bordure de route », déclare citoyen, presqu’abasourdi.

Le même scénario est observé au rondpoint  de Sonfonia. Amara est un agent de la Compagnie Mobile d’Intervention Spéciale (CMIS) N°6. Il  s’occupe de la zone de Sonfonia. «Il  y a trop de difficultés ici. Les femmes vendeuses ne sont pas faciles à gérer. On les chasse aujourd’hui,  demain on les retrouve encore étalant partout sur les emprises publiques. Les chauffeurs aussi garent n’importe comment sur la chaussés », explique-t-il.

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 De tout ça, Mariama Souaré, une vendeuse de poissons fumés, a une lecture tout à fait différente: « Tous les jours, nous avons des problèmes avec les policiers. Ils viennent prendre nos marchandises pour les amener à la police. Une fois là-bas, nous sommes obligés de payer des amandes pour récupérer nos marchandises ». Les administrateurs des marchés seraient pareillement responsables de l’occupation illégale des emprises publiques. « Tout comme toutes celles qui sont là, je  leur paye 1000 GNF par jour pour rester à cette place», témoigne  Madeleine Soropogui, vendeuse d’oignons.

Notons que le plan d’urgence engagé en octobre dernier par le ministère de la sécurité a pris fin dans la première quinzaine de ce mois de décembre.

Mohamed DORE

(+224) 622.07.93.59

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