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TRAVAUX PUBLICS : le pont de Kaka déjà dégradé

Depuis quelques jours, le bitume du pont Kaka, dans la préfecture de Coyah, manifeste des signes de dégradation, avec des fissures sur le goudron et des gonflements par endroit. Conséquences, de part et d’autre du pont, les embouteillages sont monstres et le calvaire des usagers, indescriptible. Une situation d’autant plus paradoxale que le pont a été inauguré le 15 juin 2017, après des travaux qui ont couté plus de 81 milliards GNF, offerts par le Japon.

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Il est 11h 30 minutes ce samedi 5 mai, sur la route Coyah-Kindia, notamment après l’usine d’eau minérale ‘’Coyah’’. Le spectacle est dément. Une file de véhicules longue de plus d’un kilomètre.  Quelques passagers, las de rôtir dans des véhicules sans climatisation et exposés au soleil ardent, entreprennent de marcher à pied pour rejoindre le barrage et attendre que leurs voitures traversent. De fait, des agents de l’entreprise BEGEC-TP s’affairent au beau milieu du pont pour essayer de colmater les fissures et remettre la route à niveau.

Naturellement, la colère gagne quelques-uns. C’est le cas d’Aboubacar Cissé, un conducteur qui a confié son amertume au micro de notre reporter : « Depuis 9h30, je suis dans l’embouteillage et voilà qu’il est déjà 11h45 minutes.  On n’est toujours pas arrivés au niveau du pont, pour ensuite espérer franchir le barrage. Franchement, c’est fatiguant ! Non seulement le conducteur que je suis n’arriverai pas à temps à destination, mais en plus, nos passagers souffrent le martyr ».

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Pour limiter le calvaire, un mécanisme de régulation de la circulation a été émis en place, avec une équipe de la police et quelques agents de  BEGEC-TP qui font passer les véhicules par groupe de 50, dans les deux sens.

Un dispositif loin de calmer Sékou Doukouré qui s’en prend tout autant à l’entreprise qui avait reconstruit la route qu’à ceux qui lui avaient attribué le marché «  Voici les conséquences de donner des travaux de bitumage à n’importe quelle entreprise. C’est honteux qu’un pont qui vient d’être inauguré puisse se dégrader aussi rapidement. Même cette entreprise qui refait ce bitume ne me rassure pas, parce qu’on dirait qu’elle fait les choses dans la précipitation ».

Une accusation à laquelle les employés de BEGEC que nous avons interrogés préfèrent ne pas répondre. Ils se bornent à rappeler que les causes de la souffrance qu’endurent les usagers sont toutes imputables à l’entreprise qui avait reconstruit le pont. Il faut justement préciser que ce sont les entreprises japonaises, Katahira Enginess International et Dai Nippon, qui s’étaient chargé des travaux de cette reconstruction.

Balla Yombouno de retour de Kindia

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