Le pont qui relie la presqu’île de Kassonya à Sanoyah, dans la préfecture de Coyah, est de nouveau dans un état de dégradation poussée. Fait en bois dans les années 1960, il peut céder du jour au lendemain en raison de l’usure provoquée par le temps. La traversée est devenue un danger pour les populations qui, dans leur grande majorité, sont aujourd’hui obligées de contourner via Bentouraya pour rejoindre leurs domiciles respectifs.
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Devenue presqu’une banlieue de Conakry, Kassoya se peuple chaque jour un peu plus. Selon des sources proches des responsables locaux, ce sont des milliers de personnes sont censées traverser ce pont pour aller au travail ou rentrer à la maison. « Les gens ont beaucoup peur », témoigne un citoyen de la localité.
« Récemment, un motard et ses deux passagers notamment une femme et son bébé sont tombés dans l’eau. Il a fallu l’intervention des passants pour les sauver », explique un responsable du quartier. Il ajoute qu’un autre motard et son passager, ayant eu moins chance, avaient péri dans un accident survenu alors qu’ils traversaient le pont.
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Long de 37 mètres, le pont de Kassoya, construit par les populations au départ à l’aide de la mangrove, avait enregistré une rénovation en 2004, grâce au soutien d’un responsable de SODEFA, une société chinoise basée à Coyah. A date, les planches utilisées pour sa reconstruction sont sur le point de céder. Pour traverser, les piétons font la queue au niveau des extrémités du pont, pendant que les engins roulants passent au milieu. Avec l’arrivé de la saison des pluies, un drame n’est exclu.
Balla Yombouno