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GUINEE : Khalifa Gassama Diaby dénonce les conditions de détention carcérale

Dans un de nos précédents articles, on se faisait l’écho des éloges du ministre de la Justice pour son homologue de l’Unité nationale et de la Citoyenneté. C’était à la faveur du Forum des Etats-généraux des droits de l’homme. Eh bien, au cours de la même rencontre, Khalifa Gassama Diaby, en ce qui le concerne, a dressé un bilan pas franchement élogieux des conditions auxquelles les prisonniers guinéens sont soumis dans certaines maisons de détention du pays. Mais Me Cheick Sako n’est pas le seul dont le secteur a des problèmes avec les droits humains. En effet, selon Khalifa Gassama Diaby, la Guinée a aussi des efforts à consentir dans le domaine de l’éducation.  

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Le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté rappelle tout d’abord un principe général : «La question des droits de l’homme n’est pas une question théorique, elle est au cœur de la vie de chacun de nous, elle doit être au cœur de la politique du gouvernement, de l’Etat, qui a d’abord la mission sacrée de servir les Guinéens.»

Sauf qu’à en croire Khalifa Gassama Diaby, on est encore loin de cet idéal notamment dans le secteur de l’éducation où il relève des inégalités de plusieurs ordres : «L’éducation de nos enfants et de nos jeunes doivent s’améliorer rapidement, car c’est une véritable injustice de ne pas avoir accès à une éducation de qualité et les chiffres sont têtus. Malgré les efforts consentis, des milliers d’enfants n’ont pas encore accès à une éducation primaire gratuite et de qualité et nombreux sont ceux encore qui quittent le système scolaire sans savoir lire, ni écrire. L’inégalité sociale d’accès à l’école existe encore dans les zones urbaines et rurales, et entre les filles et les garçons. Trop de filles ne vont toujours pas à l’école, nous ne pouvons toujours pas former suffisamment de jeunes aux métiers et ceux-ci restent des laissés-pour-compte, sans perspectives, ce qui menace l’avenir de notre pays, et ce qui menace au-delà, la paix sociale.»

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Situation plus préoccupante, selon lui, dans le domaine de la détention carcérale. Devant son homologue de la Justice, M. Diaby rend compte d’un constat aussi implacable que précis : «Plusieurs cas de personnes écrouées à la Maison centrale, après avoir subi de mauvais traitements voire de tortures sont mentionnés par les différentes associations de victimes et de défenses des droits de l’homme. La situation des personnes détenues n’a pas connu de véritables améliorations dans certaines prisons de notre pays, pour ne pas dire dans toutes. Une vingtaine de décès de personnes détenues liée à la mal nutrition et un manque de soins de santé était rapportée dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays, notamment : à Pita, à N’zérékoré. A N’zérékoré, des cas de mauvais traitements à l’encontre de trois femmes détenues étaient dénoncés. A la prison centrale de Conakry, il a été signalé de même en 2017, en détention de plus de 1600 personnes détenues alors que la capacité d’accueil est de 300. Dans la quasi-totalité de ces établissements pénitenciers du pays, il faut payer pour voir un proche détenu ou que celui-ci puisse avoir un bain de soleil.»

Ibrahima Kindi BARRY

621 265 823  

 

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