IMMIGRATION IRREGULIERE : l’Italie veut s’attaquer au mal à la racine

A l’instar de l’ensemble de l’Union européenne, l’Italie est préoccupée par la problématique de l’immigration irrégulière. Et elle manifeste avec notamment la caravane de sensibilisation régionale dénommée ‘’Cinema Arena’’, prévue du 15 janvier au 28 février 2019. A travers des projections cinématographiques à bord de camions, l’Organisation internationale des migrations (OIM) et l’agence italienne pour la coopération et le développement (AICS) entendent sensibiliser les personnes vivant dans des zones éloignées sur les dangers liés à la migration irrégulière et leur présenter des alternatives crédibles et durables de réussite en Guinée. Outre la zone spéciale de Conakry (Boulevard Diallo Telly) qui servira de lancement, 33 collectivités locales issues de 4 préfectures de la région administrative de Boké seront touchées par cette caravane. L’annonce a été faite, ce lundi 14 janvier 2019, au cours d’une conférence tenue à l’ambassade d’Italie en Guinée, en présence des représentants du ministère guinéen des Affaires étrangères.

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« Cette édition se concentre sur les principaux pays d’origine des migrants arrivant par la mer en Europe, et prévoit un passage dans 6 pays : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Gambie, le Nigeria et le Soudan », explique Fatou N’diaye, cheffe de mission de l’OIM en Guinée

Pour sa part, Livio Spadaveccha, ambassadeur d’Italie en Guinée, indique que les migrants guinéens sont motivés par l’économie et que, par conséquent, ’ils n’ont pas droit à l’asile. « On a constaté que le flux migratoire qui arrive en Italie ne vient pas des pays les plus pauvres, comme le Sud-Soudan, le Malawi, la République centrafricaine, mais des pays qui traversent une dynamique de modernisation », précise-t-il.

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Plus loin, Livio Spadaveccha a fait remarquer qu’il revient aux autorités guinéennes de saisir cet accompagnement pour soigner les maux dont souffre la population guinéenne. Pour lui, les jeunes qui cherchent une nouvelle vie à l’étranger doivent trouver plus de confiance dans leur pays.

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A noter que ce projet suit son cours depuis 2002. Dans certains pays, il a déjà été utilisé à d’autres fins comme la sensibilisation sur la prévention et le traitement du VIH/SIDA, du paludisme et sur les droits des femmes.

Hawa Bah