APRES-GREVE : quel sort pour les contractuels ?

La grève du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, suspendue à la suite du protocole d’accord conclu entre le SLECG et le gouvernement, il reste quelques questions. Que deviennent les contractuels, maintenant que les enseignants titulaires sont de retour dans les salles de classe ? Seront-ils remerciés ou engagés à la fonction publique ? Difficile de répondre à ces questions, tant le sujet est quelque peu tabou, comme on peut le voir dans cet article.  

[rsnippet id=”1″ name=”pub google”]

« Dans notre établissement, les titulaires ont repris les cours normalement. Mais nous continuons à garder les contractuels. Ils travaillent en étroite collaboration avec les enseignants titulaires », explique Aboubacar Conté, sexagénaire, proviseur du lycée Fellah 1. Pour renchérir, Alhassane Touré, professeur titulaire de Biologie indique : « nous nous entendons parfaitement bien avec les contractuels. Ils nous épaulent autant que faire se peut. Quelque fois, nous leur donnons la latitude de dispenser les cours pour mieux les évaluer. ». Bref, pour le moment, c’est une cohabitation de fait entre titulaires et contractuels.

Interrogé par notre reporter alors qu’il est en situation de classe, Jean Fela Kamano, enseignant contractuel précise : « Nous sommes deux à dispenser les cours mais, c’est le professeur titulaire qui a la plus grande tâche. Il décide du jour et de l’heure à laquelle je prends la relève. » Subtilement, il plaide pour le recrutement des contractuels à la Fonction publique.  Quitte à compter sur le SLECG : « il faut que le SLECG et les autorités aient pitié de nous et pensent aux efforts que nous avons fournis », dit-il. Pour sa part, un contractuel qui a requis l’anonymat souligne : « ils ont annoncé un test pour le recrutement des méritants. Dans l’espoir d’être retenu, je me suis engagé ».

A lire  AVIS DE RECRUTEMENT: l'UNICEF-Guinée recrute un(e) administrateur(trice)

[rsnippet id=”1″ name=”pub google”]

Selon Aboubacar Touré, censeur du complexe scolaire de Lambanyi, il n’y a pas encore d’instructions relatives aux enseignants contractuels. « …Donc, nous allons les garder jusqu’à ce que les autorités puissent décider de leur sort », précise-t-il.

 Du côté du département en charge de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, tout le monde observe la situation, personne n’accepter d’en parler. Du moins l’instant.

Ibrahima Kindi BARRY

621 265 823