GREVE : l’A-SEG dresse le bilan

Une semaine après la suspension de la grève des enseignants- qui a paralysé le système éducatif guinéen durant trois mois- l’association scolaire et estudiantine de Guinée (A-SEG) rend public son rapport sur cette crise. Un rapport compilé dans un document de 13 pages, assorti de recommandations, notamment en faveur du respect des accords signés entre le SLECG et le gouvernement, le réaménagement conséquent du calendrier scolaire, l’augmentation des heures de cours et la mise en place d’une commission mixte de prévention et de gestion des crises en milieu scolaires. 

[rsnippet id=”1″ name=”pub google”]

Dans sa déclaration, ce mercredi 16 janvier 2019, Kabinet Keita, président de l’A-SEG a indiqué que le rapport  est un condensé des constants relatifs à la paralysie des écoles, au boycott des cours et à la violence dans le pays, durant les trois mois de grève.

 « Aujourd’hui, les écoles privées sont à 43% de progression des cours au niveau du primaire et à 45% au niveau du secondaire. Ils sont largement en relief avec les recommandations du programme national concernant la progression des cours », explique-t-il.  En revanche, dans les écoles publiques, selon lui, la progression des cours durant ce premier trimestre se situe entre 6 et 7%. Or, regrette-t-il, le programme national exige un niveau d’exécution trimestriel de 34,48% au primaire contre 45,16% au secondaire.

[rsnippet id=”1″ name=”pub google”]

Il en résulte, selon lui, une forme de discrimination des élèves du public par rapport à ceux du privé. Une situation qui s’expliquerait aussi, à l’en croire, par la qualité des rémunérations. « Selon nos enquêtes, l’heure serait payée entre 12.000 et 20.000 GNF dans les écoles privées en fonction de la discipline enseignée. Nous avons trouvé également que les enseignants mieux rémunérés dans les écoles privées ne touchent pas plus de deux millions », précise-t-il.

A lire  KANKAN : le choix du maire divise le RPG-arc-en-ciel

Au finish, il dit souhaiter qu’on prenne toutes les précautions pour éviter d’autres perturbations.

Hawa Bah