AGRICULTURE : Mariame Camara défend son secteur

Que retenir de  la gouvernance Alpha Condé matière agricole? Où en est-on ? Que compte-t-on faire et où voudrait-on aller? Ce sont là, entre autres, les questions auxquelles la ministre en charge de l’Agriculture a tenté de répondre hier. En conférence de presse,, dans le cadre du bilan demandé par le chef de l’Etat, Mariame Camara s’est appliqué à dresser le bilan de son département et à lister ses perspectives. Compte-rendu de notre reporter.

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« Depuis 2011, le monde rural a reçu au fil des années d’importantes quantités d’engrais qui sont passées de 2 000 tonnes par an en 2010 à 100 000 tonnes en 2018.  Un sac est vendu aux producteurs à 135 000 GNF contre 230 000 FG sur le marché, soit un taux de subvention de 59% », explique la ministre de l’Agriculture. Selon Mariame Camara, Le pacte entre le chef de l’Etat et les paysans qui s’est consolidé et renouvelé au travers des journées paysannes, a permis de concrétiser le slogan : ‘’consommer ce que nous produisons et de produire ce que nous consommons’’ à travers les cultures vivrières.

Mais selon elle, les acquis du régime, ce ne sont pas que les résultats désormais tangibles. Il faut aussi, prendre en compte les chantiers et projets en phase de maturation ou de mise en œuvre. Et la ministre d’égrener : « le projet mobilité et connectivité rurale (PMCR), le projet de développement de l’agriculture commerciale, le projet d’appui à la transformation de l’agriculture en Guinée et emplois-jeunes (PATAG- EAJ), le projet de développement de la chaine des valeurs du riz, le projet de développement agricole du bassin arachidier de la Haute Guinée, le projet d’amélioration du service national de protection des végétaux et des denrées stockées », précise-t-elle.

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Plus loin, elle indique que plusieurs projets sont en phase de démarrage : le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG), le projet de développement de l’agriculture familiale, résilience et Marché (AGRIFARM), le projet de développement agricole du Pôle G et le projet de développement rural Intégré Gaoual, Koundara Mali (PDRI GKM).

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Dans l’avenir, selon Mariame Camara, il y aura des engrais spécifiques et l’utilisation des cartes de fertilité des sols pour mieux connaître les quantités et les qualités des engrais et les définir par culture. « Nous allons utiliser plus de variétés améliorées ou traditionnelles à cycle court, à hauts rendements, aromatiques, tolérantes à la submersion, tolérantes à la toxicité ferreuse, à la salinité et à la sécheresse », explique-t-elle. Aussi, elle annonce l’installation de nouvelles rizeries dans les grands bassins de production, la transformation du fonio pour une meilleure présentation pour la consommation locale et la commercialisation, la production suffisante de maïs pour contribuer à l’alimentation animale notamment de volaille et l’installation des huileries villageoises. « Nous allons également promouvoir la plantation des plantes greffées d’anacarde et créer des unités de transformation…nous allons promouvoir le café Ziama à travers la production de boutures racinées et soutenir sa commercialisation. A cela s’ajoute l’intensification de la culture de café Arabica en Moyenne Guinée et le soutien à sa transformation locale », indique-t-elle.

Pour la ministre de l’Agriculture, la mise en œuvre des programmes du secteur agricole pour les prochaines années permettra à la Guinée de se hisser parmi les économies agricoles compétitives.

Balla Yombouno