SNEASURS-GOUVERNEMENT : ça négocie

La crise consécutive au bras de fer entre le ministre de l’Enseignement supérieur et le SLECG n’est-elle pas tout à fait terminée ? En tout cas, si le volet lié au syndicat d’Aboubacar Soumah semble avoir trouvé un dénouement, il n’en est pas de même de celui ayant trait au Syndicat national autonome de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNEASURS). Ainsi, entre les deux parties, des négociations ont été initiées hier, lundi 15 avril, en vue notamment d’éviter la grève que le syndicat menace de déclencher.  Mais la rencontre a très vite tourné court. Se buttant à l’absence de l’inspecteur général du travail. Dr. Alia Camara.

 «  Il y a de cela 5 jours,  le ministère nous a adressé un courrier nous convoquant autour de la table pour tous les points qui sont dans le préavis de grève. Aujourd’hui, on a revu l’essentiel,  il nous reste maintenant à prendre les grandes décisions » a expliqué Lansana Yansané,  secrétaire aux relations extérieures et  porte-parole  du SNEASURS, au sortir de la rencontre. Selon lui, les points qui sont  négociables  et non négociables ont  été identifiés au cours de cette rencontre. « …Nous avons exigé  la présence de l’inspecteur général du travail, parce qu’il faudrait  que tout ce qu’on aura  à dire  se passe sous sa médiation. A défaut, on s’abstient de toute déclaration», a-t-il dit.  Pourtant autant, la menace de grève n’est pas levée, selon lui.

Dans son préavis de grève, le SNEASURS  exige des agents recenseurs indépendants dans l’effectif devant procéder au récemment des enseignants au niveau des institutions d’enseignement supérieur et des centres de recherche scientifique. Il revendiqua aussi que la supervision   de l’opération soit faite par ses structures  à la base.  Ces conditions ayant été satisfaites, le syndicat dit avoir autorisé que le recensement se fasse à partir de ce mardi.

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Par ailleurs, dans sa plateforme revendicative, le syndicat  exige la publication immédiate  de l’arrêté d’abrogation du licenciement  des 7 enseignants  chercheurs de l’université de Kindia, la valorisation des primes des heures supplémentaires, de vacation et des frais des missions d’enseignement.

Pour continuer à discuter de tous ces points, les négociations devraient se poursuivre ce mardi, en présence certainement de l’Inspecteur général du travail.

Balla Yombouno

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