LE PROCES DU 28 SEPTEMBRE EN JANVIER ? Le ministre de la Justice ne l’exclut pas

Le ministre de la Justice était de nouveau devant la presse  ce jeudi 26 septembre 2019, pour se prononcer sur le dossier  des massacres du 28 septembre 2009. Dans sa communication, Mohamed Lamine Fofana a laissé entendre que le procès sur ce sombre événement pourrait se tenir dès janvier prochain. Mais à cela, le ministre subordonne un certain nombre de conditions.

Pour la première fois, on a une date en rapport avec le procès sur les massacres du stade du 28 septembre, il y a 10 ans. Même si la date en question reste hypothétique. En effet, dans sa sortie, le ministre de la Justice a d’abord tenu à rappeler que le procès en question est d’envergure.  « Il y a au moins 500 victimes, il y a plus de 400 témoins qu’il faut entendre, tout cela mérite un préparatif méthodique. C’est un procès qui ne doit pas manquer de rigueur, parce que nous aurons des avocats internationaux, des observateurs  internationaux   qui seront sur place pour nous observer. Toutes les dispositions doivent prises au plan  rigueur pour la tenue de ce procès », fait remarquer Mohamed Lamine Fofana.

Outre ces éléments, le ministre souligne que la tenue du procès nécessite une salle d’audience digne de nom et une préparation psychotechnique du personnel judiciaire. Il assure que du côté des autorités, des efforts sont en cours. « Nous sommes en train de choisir les magistrats, nous choisirons les meilleurs de nos magistrats pour les présenter à l’animation de ce procès. Il y aura  beaucoup de magistrats, il y a trois chambres qui seront constituées. On va faire une autre chambre ad hoc d’instruction qui va s’occuper des points litigieux ou les points confus qui vont apparaître à l’audience, qui va statuer et renvoyer devant  le tribunal sans perdre de temps (…) On fera tout pour respecter l’intimité des témoins qui accepteront de venir témoigner » promet-il.

A lire  SAHEL : dialogue avec les djihadistes, mais à quel prix ?

Puis, il lâche : « si les bâtiments étaient prêts en janvier,  c’est-à-dire dans trois mois, si les magistrats et tout le personnel sont en mesure de répondre aux exigences de la tenue d’un tel procès, ça  peut se tenir en janvier, rien ne s’oppose ». Car, le ministre soutient que du côté des bailleurs, la volonté et la disponibilité sont manifestes. « Je sais que les bailleurs sont prêts à nous accompagner si nous disons que nous allons tenir ce procès en janvier. Ils sont prêts à nous accompagner dans la prise en compte du budget ».

Finalement, cette annonce, faut-il s’en réjouir ou non ?

Balla Yombouno

628742308