Des journalistes agressés en marge de la manif du lundi

Lors de la manifestation – à l’appel du Front nationale pour la défense de la constitution- ce lundi 14 octobre 2019, plusieurs journalistes ont été victimes de jeunes loubards. Certains ont perdu leurs objets, d’autres ont été blessés.  

 « Bella de Djigui FM et moi rentrions à la maison après avoir couvert la journée de manifestation », explique Malick Diallo du site Guinée360 et du journal ‘’Le populaire’’. Arrivés à Bambeto, selon lui, ils ont été attaqués et dépouillés par un groupe de jeunes : « on s’est   présenté en tant que journalistes, ils nous ont tout de même dépouillés. » Il admet qu’un un autre groupe a voulu leur venir au secours. Mais en vain ! « Ceux qui nous ont agressés étaient plus nombreux. » Dans la mêlée, les deux journalistes se sont perdus de vue. Malick indique avoir perdu son sac contenant ses objets et de l’argent.

Plus tôt dans la matinée de ce même lundi de manifestation, Paul Fathia Tounkara, journaliste à Espace TV, lui aussi, a été victime d’agression. Joint par notre rédaction, il  explique : «mon agression est survenue aux environs de 7 heures du matin. J’étais arrêté au carrefour CEPERTAM pour chercher un taxi afin de me rendre au service ». Soudain,  dit-il, deux jeunes sont sortis de nulle part : « dès que je les ai aperçus, j’ai traversé de l’autre côté de la rue.  Mais ils ont fini par me rattraper ». L’un de ses agresseurs étant armé d’un couteau, il reconnait s’être défendu du mieux qu’il pouvait. Il a pu identifier un d’entre eux. « C’est le jeune frère à un ami du quartier », précise-t-il. Avant d’ajouter qu’il s’est rendu dans la famille de l’ami en question et a pu récupérer son téléphone.

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Dans la  même journée, un autre confrère de la radio Continental, Moussa Camara, a été  victime de jeunes loubards à Hamdallaye. Il en a été grièvement blessé au niveau de la tête.

Pour le moment aucune réaction, ni des autorités, ni d’aucune des associations de défense de la presse

Ibrahima Kindi BARRY