La condamnation d’Elie Kamano passe mal au sein de son parti

Artiste reggae, Elie Kamano est aussi un leader engagé sur le terrain politique. Il est de ce fait à la tête du Parti guinéen pour la solidarité, la démocratie et le développement (PGSDD). Et justement au sein de cette formation politique,, sa condamnation par le TPI de Mafanco ce mardi 22 octobre 2019 à un an de prison dont six mois avec sursis passe plutôt mal. Les cris de protestation lancés par ses partisans à l’énoncé du verdict en disaient suffisamment sur leur colère.

« Amoulanfé! Zéro! Libérez ! » Tels sont quelques slogans que lançaient les membres du PGSDD après le verdict du Tribunal de première instance de Mafanco condamnant leur leader, pour des faits de participation délictueuse à un attroupement. Conduits par leur coordinateur national, Ibrahima Sory Cissé, ils promettent de ne pas baisser les bras dans la lutte anti nouvelle constitution et invitent les Guinéens dans leur ensemble à ne pas céder :

Elie Kamano est un président, un activiste qui a sacrifié sa vie à cause de notre pauvre population, qui a défendu la nation guinéenne dans tout son ensemble. Il est parti à Boké, il a sauvé la situation de Boké. Il est descendu dans les rues, il a sauvé l’école guinéenne. Malgré tous ces efforts, aujourd’hui c’est ce monsieur là qui est réprimé en écopant d’un an d’emprisonnement assorti de 6 mois de sursis. Ce pays a besoin d’un changement, c’est ce qui a été promis par le président de la république qui est le premier président démocratiquement. Et dans ce cadre, on a besoin de rajeunir le pouvoir en suivant un jeune comme Elie Kamano. On doit faire tout pour changer ce pays. On demande à toute la jeunesse guinéenne de conjuguer un seul verbe, de ne pas voter pour le changement d’une constitution

Propos recueillis par Hawa Bah

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