L’opposition guinéenne exige le départ de Salifou Kébé

Aux nombreux points de friction entre l’opposition guinéenne et le pouvoir de Conakry, vient de s’ajouter une nouvelle pomme de discorde. Il s’agit du président de la CENI. Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, redevenus des alliés de circonstance réclament la tête de Me Amadou Salifou Kébé en qui ils ne font plus confiance. Si les soupçons des opposants guinéens à l’égard du premier responsable de l’organe en charge de la tenue des élections en Guinée ne datent pas d’aujourd’hui, la goutte qui aura fait déborder le vase, c’est plutôt la controverse autour de la date des élections législatives que le président de la CENI avait initialement fixée au 28 décembre. Alors que d’autres commissaires de son institution avaient dénoncé un délai intenable, lui avait persisté à assurer que le scrutin se tiendrait bien à cette date. Un entêtement que beaucoup expliquaient par le désir de M. Kébé de satisfaire à l’exigence du président Alpha Condé qui, le 4 septembre 2019, avait clairement indiqué sa volonté de voir les législatives se tenir courant 2019.  Et ce lundi 21 octobre, c’est une mission de l’OIF dépêchée à Conakry qui a fait le constat de l’impossibilité technique de faire tenir le scrutin dans le délai initialement envisagé. Constat auquel s’est plié par la suite plié le président de la CENI. Et pour les opposants, ces derniers développements sont illustration de la mauvaise foi avec laquelle Salifou Kébé entendait agir. Conséquence, ils ne veulent plus de lui pour la conduite des élections.

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