Les avertissements de Bantama Sow à El Hadj Sekhouna

Le parti au pouvoir commence à en avoir marre des attaques du Kountigui de la Basse Guinée, El Hadj Sekhouna Soumah. Le dernier ultimatum du leader de la notabilité de la région côtière à propos des arrestations ayant visé, selon certains, des militaires « soussous » a particulièrement agacé le ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique. Aussi, Sanoussy Bantama Sow demande au Kountigui d’arrêter. Et si l’avertissement n’est pas pris au sérieux par son destinataire, le ministre menace de mettre sur la place publique un dossier sur El Hadj Sekhouna. C’est dire qu’on n’est pas d’une guerre ouverte entre les protagonistes.

«Je lui demande respectueusement d’arrêter. Trop c’est trop ». estime Bantama Sow, en parlant du Kountigui de la Basse Guinée. Et si El Hadj Sekhouna n’arrête pas, le ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique prend l’engagement « d’ouvrir un dossier » sur le Kountigui dès la semaine prochaine. De fait, ce qui aura particulièrement mis en rogne le ministre des Sports, c’est l’hypothèse d’une alliance qu’El Sekhouna aurait évoquée entre Soussous et Peuls. Une fois une telle alliance scellée, les « autres auront peur », aurait déclaré le responsable coutumier de la Basse côté. « De qui parle-t-il en disant que les autres auront peur », se demande le ministre des Sports. Qui pense qu’El Hadj Sekhouna ne relaie que sa propre opinion et non celle des Soussous, dans leur ensemble.

Selon Sanoussy Bantama Sow, si son parti s’est jusqu’ici abstenu de répondre aux propos d’El Sekhouna, cela pourrait bien changer. « Un moment arrivera, nous verrons la responsabilité historique de lui dire d’arrêter, de lui dire qu’il a atteint le président de la République, et nous allons lui rappeler comment il est arrivé à la tête (de la Coordination régionale de la Basse Guinée) », menace-t-il.

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Selon nos informations, une délégation du pouvoir est récemment allée à la rencontre du Kountigui, en vue de le convaincre d’arrêter ses attaques contre le pouvoir. A défaut de le retourner pour en faire un promoteur de la nouvelle constitution, la délégation en question aurait sollicité de lui qu’il épouse une sorte de neutralité conformément à laquelle il renoncerait à ses attaques contre le pouvoir. La démarche aurait-elle échouée ? Rien n’est moins sûr.

La rédaction