Des assistants sociaux réclament leur intégration à la fonction publique

A bas l’injustice ! Nos matricules ! Rétablissez-nous dans nos droits ! Voici quelques-uns des slogans que criait un groupe d’assistants sociaux, réuni ce lundi 28 octobre 2019 dans l’enceinte du ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance (MASPFE). Au département, ils reprochent de les avoir  substitués sur la liste des assistants sociaux recrutés en juillet dernier. Dans le passé, ils ont été déployés sur toute l’étendue du territoire national par la note de service numéro 0136 du 20 avril 2015 pour assurer la charge psychosociale des enfants affectés par l’épidémie à virus Ebola pour un stage de 3 mois renouvelable.

« Le ministère de l’Action sociale nous avait mis sur le terrain à travers la direction nationale de l’enfance pendant la riposte à Ebola », explique Siré Sow, porte-parole des manifestants.  Au nombre de 120, majoritairement  de jeunes dames, le groupe rappelle avoir travaillé pendant et après la riposte au virus. « Jusqu’à présent,  il y a des assistants sociaux qui sont en train de travailler pour le ministère sans rémunération », précise Siré Sow.

Selon les protestataires, après l’épidémie à virus Ebola, les partenaires techniques et financiers, notamment l’UNICEF et le PNUD) qui avaient financé leur formation, avaient plaidé pour leur engagement à la fonction publique. « On s’attendait à cela parce qu’il y a eu des promesses. A notre fort étonnement, au mois de juillet, les arrêtés sont sortis. Sur les 120, il n’y a eu que 25 retenus. Les autres ont été remplacés par des personnes qu’on ne connait même pas », déclare Siré Sow.

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Mettant en avant les efforts qu’ils avaient consentis dans le cadre de la lutte contre Ebola, ils rappellent que quelques-uns avaient dû laisser leurs familles et leurs conjoints pour  se déporter sur le terrain. Avec les risques qu’ils ne puissent pas retrouver les leurs. « Moi  j’ai été mise en quarantaine », raconte une d’entre eux. Actuellement stagiaire non rémunéré  à Lola, Nanamou Mona déplore : « au moment où nous sommes en train de nous battre pour lutter contre la violence faite aux enfants, ceux qui n’ont pas  fait le déplacement, ont  injustement leurs noms sur cette liste ».

Le collectif a déjà écrit à certains ministères et à la présidence de la république et un mémo au premier ministre.  Et l’engagement des 120 assistants sociaux a été discuté lors du conseil des ministres du 04 avril 2019.

Notons que la manifestation devrait se poursuivre demain, mais au moment où nous quittions les lieux les deux parties étaient en concertation sous la houlette de la ministre de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance.

Hawa Bah