Le bâtonnier se défend de cibler les avocats pro-FNDC

Hier encore, nous publiions la déclaration en vertu de laquelle le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) dénonçait le caractère orienté de la circulaire publiée le 23 octobre dernier par le bâtonnier de l’ordre des avocats. Les opposants à la nouvelle constitution voyaient en cette circulaire une manœuvre déguisée de la part de Me Djibril Kouyaté visant à museler les avocats pro-FNDC. Eh bien, il n’en serait rien. Telle est la réponse que l’intéressé lui-même a réservée ce mardi 29 octobre aux soupçons et accusations à peine voilés dont il fait l’objet depuis quelques jours. C’était à l’occasion d’un point de presse auquel a pris part notre reporter.

 « Je veux que vous sachiez que son contenu (de la circulaire ndlr) n’est dirigé  contre aucun avocat pris individuellement, qu’il n’est dirigé contre aucun  collectif d’avocats, mes confrères eux-mêmes le savent… je ne fais interdiction à aucun avocat  de prendre  la parole en public en tant que citoyen  pour exprimer  librement  ses opinions politiques  philosophiques ou religieuses », explique Me Djibril Kouyaté, le bâtonnier de l’ordre des avocats.

De même, indique-t-il : « je ne fais interdiction à aucun avocat d’informer  le public sur des événements traités à chaud  au sortir de l’audience, lorsque le micro lui est tendu pour donner  ses impressions ».

Dans ce cas, quel objectif sous-tendait la publication de la circulaire ? Me Kouyaté répond : «  j’ai seulement rappelé  les dispositions de l’article 61 de la loi 014 du 26 mai 2004 qui sont connues de tous les avocats. Ces dispositions  ont pour objectif d’empêcher la tentation naturelle  de l’avocat d’organiser autour de lui une publicité personnelle »

A lire  LICENCIEMENT A EVASION: un journaliste livre sa version

Le bâtonnier se dit avoir été particulièrement outré d’entendre dire que la prise de la circulaire  lui a été inspirée par la primature. « Nous sommes apolitiques  et nous le demeurons dans tous les actes que l’ordre des avocats de Guinée pose », conclue-t-il.

Balla Yombouno