Des gendarmes et des policiers devant la morgue de l’hôpital Ignace Deen

Les parents des victimes et les militants du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) pourront-ils, comme l’espèrent, récupérer les corps des victimes des dernières manifestations ce matin à la morgue de l’hôpital national Donka? Telle est la question qui se pose ce matin. En effet, après le communiqué du ministère de la Santé relatif à l’indisponibilité des corps pour des raisons d’autopsie, le FNDC a maintenu les funérailles. Or, ce matin, un dispositif sécuritaire reste déployé devant la morgue de l’hôpital où la levée des corps est censée se tenir à 10 heures.

Notre reporter a particulièrement remarqué trois pick-up dont deux de la gendarmerie et un de la police. Les agents, plutôt discrets, étaient dans les pick-up. Dans l’enceinte et aux alentours de la morgue, quelques militants de l’opposition et du FNDC, font des va-et-vient.

Selon un responsable du FNDC que nous avons joint ce matin, rien ne devrait justifier que les corps ne soient pas mis à la disposition des familles. “De fait, nous avons obtenu tous les papiers en rapport avec ces funérailles. Tous les rituels ont été pratiqués. Les corps sont même placés dans les linceuls à l’exception d’un seul”, nous explique-t-on du côté du Front national pour la défense la constitution (FNDC). Selon notre interlocuteur, le communiqué rendu public hier soir n’est même pas celui du ministère de la santé. “C’est juste une diversion de la part des autorités. Ce sont des faucons de la présidence qui ont dû rédiger ce communiqué pour ensuite l’attribuer au ministre de la Santé“, indique-t-il.

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La rédaction