Les parents des victimes et le FNDC se résignent au report des funérailles

Ils étaient résolus à récupérer les corps des victimes des manifestations des 14, 15 et 16 octobre 2019, en vue de leur inhumation, au cimetière de Bambéto. Mais les familles des victimes et les responsables du FNDC, avec à leur tête Sidya Touré, l’ancien premier ministre, n’auront pas pu. En désespoir de cause, ils ont dû partir de la morgue sans les corps, avec la promesse de procéder aux enterrements ultérieurement.

Abdoulaye Diallo, du FNDC avoue volontiers l’impuissance de son mouvement ainsi que celle des parents des victimes devant le refus des autorités de libérer les corps : «  comme vous le constatez, on n’a pas pu accéder aux corps, et on a personne en face pour nous situer sur ce qu’on peut faire». Selon lui, le nouveau rendez-vous est demain jeudi. Mais une autre source au sein du FNDC promet qu’un communiqué fruit d’une plus large concertation indiquerait dans les heures qui suivent ce qui aura été véritablement retenu comme suite.

Mais d’ores et déjà, Fodé Oussou Fofana persiste et signe ; « les 14 corps seront enterrés ensemble et au même lieu ».

Sidya Touré, le leader de l’UFR, déplore quant à lui, les raisons inavouées qui guident les autorités : « hier à 17 heures, les corps étaient là. Tout était prêt, ils  nous ont dit que la seule chose qui restait, c’était les rapports d’autopsie à signer et que cela pouvait être signé à n’importe quel moment. Donc, ce qui se passe aujourd’hui relève de la décision politique pure. Voilà ce que nous déplorons »

A lire  Le FNDC dénonce « l'instrumentalisation de la justice guinéenne » par le régime du président Alpha Condé

Les parents des victimes, en ce qui les concerne, la mort dans la peine, implorent l’Etat en vue de la restitution des corps. C’est notamment le souhait de Bah Mamdou Bobo, l’oncle de Thierno Sadou  tué lors de la manifestation du 14 octobre dernier.  « Dans notre cour, ils ont tiré sur deux de nos frères, à savoir Thierno Sadou et Mamadou karfa », souligne-t-il en tout premier lieuPuis, de poursuivre : « il  y a 14 jours de cela que  les corps sont à la morgue et nous attendons leur inhumation. Quand, hier, la commission nous a appelés pour nous  dire qu’ils seront enterrés aujourd’hui, nous étions, très contents. Mais arrivés ce mercredi 30 octobre 2019 à la morgue nous apprenons que les corps ne sont pas disponibles. Nous demandons au gouvernement de nous restituer nos corps ».

Balla Yombouno