Le ministre de la Justice souhaite le procès du 28 septembre en « juin 2020 au plus tard »

Il s’était jusqu’ici prudemment gardé de donner la moindre date indicative quant à la tenue du procès des massacres du stade du 28 septembre. Mais en marge de la mission de la Cour pénale internationale (CPI) – la 18ème depuis la commission des faits – qui séjourne actuellement en Guinée, le successeur de Me Cheick Sako a dû rompre cette prudence. Ainsi, aux émissaires de Fatou Bensouda, Mohamed Lamine Fofana a dit souhaiter que le procès sur le massacre d’il y a dix ans puisse démarrer au plus tard en juin 2020.

A la mission de la CPI, le ministre de la Justice a d’abord fait part des efforts que consentent les autorités guinéennes pour la tenue du procès. Outre la mise en place du comité de pilotage, il y a un an, Mohamed Lamine Fofana rappelle : « nous avons désigné 20 magistrats qui seront chargés d’administrer ce procès. Il y a 12 magistrats de siège et 8 magistrats du parquet. Nous avons désigné également 10 greffiers qui vont être à pris en main à partir de ce mois de novembre par les spécialistes pour les préparer de façon psychotechnique à la tenue de ce procès ». Et sur cette lancée, qu’il déclare : « nous souhaitons voir se tenir ce procès au mois de juin 2020 au plus tard ». S’empressant d’ajouter toutefois : « avec l’espoir que toutes les conditions nécessaires seront réunies »

Se félicitant de cette annonce, la mission de la CPI évoque, en réponse des avancées. « Je pense que l’idée d’avoir le procès en juin 2020 et qu’une formation pour les magistrats et tout le personnel judiciaire soit prévue, ce sont des avancées très significatives », note ainsi Franco Matillana.

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La rédaction