Et pourtant Sekou Koureissy avait raison…

Quand il a dénoncé la falsification de son avis, personne ne l’a cru. S’accrochant à quelques préjugés et autres raccourcis quelque peu trompeurs, ils l’ont condamné, sans même lui accorder le bénéfice du doute. Comme jadis le sort réservé à Galilée. Pourtant, cette fois, Dr. Sekou Koureissy Condé avait bel et bien raison. Les propos à lui prêtés par les rédacteurs du rapport des consultations nationales n’étaient pas authentiques. Le travail n’avait pas été fait avec fidélité. Est-ce par légèreté ? Est-ce de la mauvaise foi ou bien une banale erreur humaine. A ce stade, difficile de trancher entre toutes ces raisons possibles. Peut-être même qu’il n’est plus pertinent de faire cette quête. Car les consultations nationales semblent dorénavant caduques. Mais la constante, c’est que la victime n’avait pas tort sur le tort dont il s’était plaint.   

Il ressort néanmoins des indiscrétions qui nous sont parvenues que la commission qui a eu la charge de la rédaction du rapport sur ces fameuse consultations était d’une composition pour le moins discutable. Nos sources évoquent notamment des critères de constitution éminemment subjectifs et mercantiles au détriment de la compétence, de l’expérience, de l’intégrité et du sens du devoir.  Toute chose qui contraste particulièrement avec le sérieux et la dimension nationale qu’on prêtait pourtant aux consultations menées par le premier ministre.

Bref, on sait désormais qu’en face du chef du gouvernement, le 18 septembre 2019, le leader de l’Alliance pour le renouveau national (ARENA), Dr Koureissy Condé, a dit que son parti se réservait d’émettre tout commentaire avant d’être saisi d’un projet ou d’un avant-projet sur la constitution. Mais dans le communiqué ayant sanctionné le recueil des avis des uns et des autres, il était indiqué  que l’ARENA s’est engagée à aller vers les hésitants et autres dubitatifs, pour les amener à la compréhension et à l’adhésion au principe de changement de la constitution.

A lire  EDG: des perturbations attendues dans quelques quartiers (communiqué)

Ne se reconnaissant pas donc dans ce compte-rendu, l’Alliance pour le renouveau national, en dépit des conclusions hâtives et imprudentes auxquelles certains étaient arrivés, a écrit le 21 octobre dernier au premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, pour lui dire respectueusement mais  fermement que  ce passage-là du communiqué ne représentait ni la réalité du contenu de l’entretien de son leader avec la commission, ni sa  propre position.

En réponse, le premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana,  a écrit: « Tout en regrettant la malencontreuse erreur commise dans la restitution de votre déclaration, je vous informe que j’ai instruit le Ministère de l’Administration du Territoire et de la  Décentralisation ainsi que mon cabinet, de procéder immédiatement aux corrections demandées et de prendre les dispositions utiles pour son signalement explicite ».

Tout est bien qui finit bien !

Gilles Mory Condé