Après la rupture, la SAG coupe le courant

Le syndrome de Fria guette-t-il Siguiri ? Telle est la question que l’on se pose désormais dans le Bouré. En effet, après l’annonce, le vendredi 15 novembre 2019, de la fermeture progressive de ses activités, la Société Anglogold Ashanti de Guinée (SAG), conformément à ce qui était annoncé dans son communiqué, vient de stopper la fourniture du courant électrique. Une véritable punition dans cette ville de Siguiri, particulièrement exposée au soleil et à la chaleur.

D’ailleurs, selon nos informations, il y a eu dans la matinée de ce dimanche 17 novembre 2019, un mouvement d’humeur devant le bloc administratif de la préfecture de Siguiri. Quelques travailleurs, autant préoccupés par la crise qui menace la ville que par leurs sorts particuliers. En effet, au-delà de l’arrêt des activités et celui de la centrale électrique, les responsables de la SAG annonçaient également la résiliation des contrats individuels, à l’exception de ceux requis par le service minimum dans quelques départements.

A préciser que la décision de la SAG est une forme de représailles à l’envahissement dont plusieurs sites ont été l’objet de la part de membres de la communauté de Fatoya notamment. Une crise qui n’est pas sans rappeler celle dont tente désespérément de sortir encore la cité de Fria. Là également, en raison d’une grève persistante déclenchée en 2012 par le syndicat, les responsables de Rusal avaient arrêté les activités, qu’ils n’ont dû reprendre qu’à la suite de nouvelles négociations avec les autorités guinéennes. Mais la crise sociale, particulièrement aiguë, avait duré de six ans. Un contexte difficile dont les responsables de RUSAL s’étaient servis pour faire chanter les autorités et les populations de Fria dans leur ensemble. Et la méthode s’étant plutôt efficace, il n’est pas exclu que ceux de la SAG, tentent la même recette à leur tour.

A lire  CPI : Gbagbo peut-il bénéficier de l’effet Bemba ?

La rédaction