Les enseignants contractuels justifient leur affiliation au SLECG

A la suite de la controverse de nombreux commentaires suscités par l’annonce, la semaine dernière, de son affiliation au SLECG version Aboubacar Soumah, la coordination nationale des enseignants et contractuels a convié a convié ses membres ce samedi 16 novembre à une Assemblée générale explicative. Des explications d’Alseny Mabinty Sylla en particulier, on retiendra d’une part que les contractuels ont choisi de rejoindre le SLECG parce qu’objectivement, ils estiment que c’est avec cette structure syndicale-là qu’ils ont le plus de chance d’arriver à leurs fins, à savoir leur intégration à la fonction publique. D’autre part, la coordination des enseignants contractuels n’auraient rien fait de manière clandestine. Le processus de décision aurait obéi à une démarche participative. Par ailleurs, le SNE, le premier syndicat auquel ils étaient affiliés auraient également été informé de bout en bout.

Lisez plutôt les explications d’Alseny Mabinty Sylla :

Dès le départ, nous avons procédé à un vote pour nous affilier à une structure syndicale aux côté de laquelle on va lutter jusqu’à notre intégration à la fonction publique. La première fois, c’était en janvier et la majorité avait voté pour le SNE (syndicat national de l’éducation). Mais après plus de 9 mois de collaboration, nous avons constaté quelques velléités du côté du SNE, et ainsi beaucoup de voix se sont élevées pour leur demander des explications. Nous avons convoqué une réunion restreinte de tous les membres des bureaux exécutifs dans les communes de Conakry pour discuter de la nouvelle norme. Ce jour, nous avons demandé à ce qu’on procède à un vote. Sur 23 représentants, le SNE n’avait obtenu que 4 voix. Après l’élection, estimant que la coordination ne se limite pas qu’à Conakry, nous avons adressé un courrier à nos représentants dans les régions administratives de Boké, Kindia, Mamou, Labé, Faranah, Kankan et N’zérékoré.

On leur a fait part de la situation tout demandant leur avis, et ils n’ont pas trouvé d’objection. Tous les coordinateurs régionaux nous ont fait parvenir leurs lettres d’adhésion, c’est ainsi que nous avons jugé nécessaire d’écrire une lettre d’adhésion au bureau national des enseignants titulaires (SLECG). Donc, ce sont tous les enseignants contractuels, à travers leur représentation, qui ont décidé de rejoindre le SLECG. C’est pourquoi vous constaterez qu’aucun membre du bureau exécutif de tous les enseignants contractuels sur toute l’étendue du territoire ne pourra lever le doigt et contester cette adhésion.  Parce que tout le monde a été consulté et tout le monde a donné son avis favorable. Mais bien avant, on a convoqué une réunion en présence de tous les membres du bureau exécutif du SNE et on leur a exposés notre souhait. Nous leur avons dit que nous ne doutons pas de leur façon de faire, mais que notre situation nous inquiète.  Et qu’en conséquence, nous voulons prendre notre envol pour une nouvelle structure en vue de la réalisation de nos rêves. Ce jour, le secrétaire général du SNE, Pépé Balamou, a pris la parole pour dire que nous sommes libres d’aller partout où nous voulons, si nous estimons que c’est là que nous allions trouver notre salut.

A noter justement qu’à l’occasion de son Assemblée générale de la semaine dernière, Aboubacar Soumah avait laissé entendre que le SLECG entend faire de l’intégration sans conditions des contractuels à la fonction publique, un de ses points de revendication, à l’occasion de la prochaine plateforme qui sera présentée aux autorités.

Hawa Bah

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