CONAKRY/FNDC: des Guinéennes exigent une enquête internationale sur les tueries

Les femmes du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) ont battu le pavé à nouveau ce 19 novembre 2019 à Conakry. Partie du rondpoint de Bambeto, la marche  s’est terminée à l’héliport de la belle-vue. Où  elles ont sollicité la mise en place  d’une commission d’enquête internationale  pour  déterminer et  mettre fin aux tueries dont sont victimes leurs enfants à chaque manifestation du FNDC. Plusieurs guinéennes ont participé à cette marche pacifique.

Dans son  discours, Hadja Maïmouna Bah, présidente des femmes du FNDC  déclare : « nous venons d’exprimer notre colère face aux tueries persistantes des enfants de Guinée, nos enfants. Nous ne pouvons rester indifférentes face aux  sang qui coulent  et qui continuent  de couler sur le sol guinéen depuis un certain nombre d’années.» Plus loin, , elle  rappelle  qu’au moins  20  jeunes ont été tués dans le cadre des manifestations contre la nouvelle constitution  en un  mois. « Ce qui est  plus choquant, c’est quand les forces  de sécurité sensées nous défendre titrent  même sur le cortège funèbre des onze victimes qu’on accompagnait dans leurs  dernières demeures »,  déplore-t-elle. Selon elle, bien que les victimes enregistrées lors de la  marche funèbre du 04 novembre ne sont pas encore enterrées, les forces de répression n’ont pas hésité à augmenter le décompte macabre,  en assassinant 4 autres jeunes.

Pour finir, elle se  réjouit de la  recommandation du  rapport d’Amnesty international,  demandant au  gouvernement guinéen de clarifier les cas d’au moins 70 manifestants,  morts par balles depuis 20215. « Nous femmes de Guinée, nous nous joignons à cet appel pour demander la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour mettre à nu la vérité sur tous ces cas de morts dans notre pays » conclut-elle.

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Il faut souligner qu’aucun cas de violence n’est enregistré durant le trajet.

Hawa Bah