MINES/KOUROUSSA : un accord sur l’exploitation de l’or de Kièro, enfin…

Un accord-cadre a été signé ce mardi 19 novembre 2019,  entre  le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba et la société  Sycamore Mining  Limited. Il porte sur la relance de l’extraction des gisements de Kiéro, dans la préfecture de Kouroussa. Les activités de cette mine d’or étaient à l’arrêt depuis 2014.

A l’entame de la cérémonie, le député-maire de Kouroussa, Ali Kaba,  se félicite de la reprise des activités dans cette mine,  après des années d’arrêt. « Les autorités locales vont s’impliquer fortement afin que les populations comprennent que cette société vient pour relever un défi et qu’elle a besoin d’être soutenue conformément aux principes qui régissent les passations des marchés en république de Guinée », promet-il.

 Pour sa part, Ismaël Dioubaté, ministre du Budget estime  que  ce nouveau cadre d’investissement est la preuve que le pays est dans un cycle  vertueux  au niveau des mines. La signature de cet accord, selon lui,  répond à deux aspects : «  d’abord la reprise de l’usine Sycamore va créer de l’emploi. Ensuite,  elle va permettre de collecter des revenus de l’Etat  et réparer certaines distorsions sociales ».

 De son côté, le ministre des Mines, Abdoulaye Massagouba précise que la Guinée a travaillé depuis quelques années pour trouver un investisseur qui a les capacités techniques,  financières et surtout  la volonté de relancer cette mine .

Aujourd’hui, se réjouit-il,  Sycamore s’engage à produire l’étude de faisabilité après avoir fait tout  l’état  de la situation au niveau  de l’usine avant  d’engager déjà les premiers travaux. «  Il s’engage déjà à être sur le terrain dès la semaine prochaine à mettre très rapidement 5 millions de dollars sur le compte de la société, à investir au minimum 30 millions de dollars pour pouvoir porter l’actif en exploitation et procéder à une extension de capacité dans le futur », précise-t-il.

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Notons que cet accord-cadre prévoit notamment  la soumission par la société  d’une étude de faisabilité dans un délai de 180 jours, le transfert à elle des installations moyennant le paiement d’un prix déterminé par un expert indépendant et  l’obligation pour l’Etat d’octroyer  à la société  un permis d’exploitation  après la validation de l’étude de faisabilité.

 Balla Yombouno