LABE : FNDC, pas responsable de l’attaque du cortège de Kassory

Le coordinateur régional du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) rejette la responsabilité de l’attaque qui  a visé le cortège du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana. Vingt-quatre heures après,  Ala Habib Bah condamne les  responsables de cette manifestation de colère  survenue, ce mercredi 20 novembre  2019,  alors que le chef du gouvernement était en visite dans la ville. Cependant, il estime que cet état de fait constitue un message pour les autorités. Nous vous proposons un extrait de l’interview qu’il a accordée à la presse.

 « L’antenne locale du FNDC condamne  fermement ce qui s’est passé hier. Ce sont des actes  dans lesquels nous ne nous reconnaissons pas. Depuis le début des manifestations, on informe la population sur le jour de notre manifestation et l’itinéraire à suivre. Donc,  l’antenne du FNDC de Labé  n’est pas du tout liée à ce qui s’est passé.

L’attaque contre le cortège du Premier ministre est vraiment déplorable, parce que ce n’est pas par la violence qu’on peut résoudre les choses.  On accuse aujourd’hui  le FNDC.  Ce n’est pas vrai ! On a mobilisé  de 30 à 50 milles personnes dans la rue dans le passé. Ce n’est pas avec des enfants ou des élèves qu’on se lève pour attaquer la voiture du PM.

Je confirme que l’antenne du FNDC a indiqué sur les sites qu’elle attend le Premier ministre. C’était pour faire une déclaration à l’adresse des autorités, en l’occurrence le Premier ministre. On voulait profiter de sa venue ici pour lui transmettre un message des femmes du FNDC de la région. Mais il a décalé son programme. Donc, les femmes ont tenu la déclaration devant le préfet et on a gardé l’autre copie qu’on devrait lui remettre hier.

Ce qui  a gâté ce pays, c’est que chacun à un agenda caché.  Hier on a vu des enfants de 14 à 15 ans,  particulièrement des élèves, qui sont sortis,  mais on ne sait pas comment. Au finish,  on incrimine le FNDC.

Nous nous avons la population toute acquise à notre cause. Ce ne sont pas des élèves que nous  utilisons pour régler des comptes à qui que ce soit.  Je suis vraiment désolé.

Toutefois, il faut que les autorités, notamment le gouvernement à travers le Premier ministre qui a séjourné ici, aient conscience de la frustration de la population d’ici et d’ailleurs,  surtout celle de la Moyenne Guinée. Ce qui s’est passé hier est un message fort. »

Balla Yombouno

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