FNDC : la FIDEL se… retire !

La force des intègres pour la démocratie et la liberté (FIDEL), n’est plus membre du Front national pour la défense de la constitution (FNDC). Dans une déclaration rendue publique, ce vendredi 22 novembre 2019, elle annonce son engagement pour la promotion de la modification de l’actuelle constitution.

« A  N’zérékoré, le président Alpha Condé a clairement dit qu’il n’est pas intéressé par un troisième mandat. Or, le combat du FNDC  tourne autour de cette question», explique Mohamed Lamine Kaba, président de la Force des intègres pour la démocratie et la liberté (FIDEL). Avant de souligner que son parti n’est plus disposé à poursuivre un tel combat. « Nous avons déjà fait des propositions au FNDC. S’il trouve nos propositions pertinentes, nous pouvons continuer à défendre la mêmes valeur », précise-t-il.

Dans la déclaration, la FIDEL se dit préoccupée par les morts occasionnés par le combat autour de l’idée d’une nouvelle  constitution. Cependant, elle se réjouit des propos du chef de l’Etat, tenus à N’zérékoré, annonçant la  mise en place d’un comité de résolution de crise pour notamment examiner la constitution de mai 2010.  « A l’examen de l’actuelle constitution, on s’est rendu compte qu’il serait très grave de laisser passer cette constitution, pas pour ceux qui souhaitent promouvoir un 3ème mandat ou une nouvelle constitution, mais c’est très grave pour l’opposition », déclare le leader du parti.   Indexant tout particulièrement l’article 34 de l’actuelle constitution, il pense que celui-ci favoriserait un glissement légal en stipulant : ”en cas de décès, d’empêchement définitif ou de retrait d’un des candidats entre l’arrêt de la publication de la liste des candidats et le premier tour, l’organisation des élections est entièrement reprise avec une nouvelle liste de candidats”. Pour le leader de la FIDEL, la  reprise des élections provoque au moins un retard de trois mois supplémentaires.

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Plus loin, Mohamed Lamine Kaba dénonce : « la Guinée est le seul pays qui a plus de 12 institutions républicaines.  Et, seulement en 2019, ces institutions ont absorbé plus de 360 milliards GNF. La Côte d’Ivoire n’a que 6 institutions. En France nous avons 7 ».

En Guinée, dit-il,  le pouvoir judiciaire a,  à lui seul,  trois institutions : la cour des comptes, la cour constitutionnelle et la Haute cour de justice. Lesquelles, affirme-t-il,  absorbent plus de 100 milliards GNF.

Hawa Bah