ELECTIONS 2020 : les Guinéens du Sénégal et de l’Angola écartés

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a animé une conférence de presse, ce lundi 16 décembre 2019, à son siège situé à la Camayenne.  Au menu : le débat autour de l’enrôlement des mineurs, la question relative au rallongement du processus de révision du fichier électoral et la situation des Guinéens vivant au Sénégal et en l’Angola. Et, plusieurs décisions ont été annoncées.

« Le processus  a  été mal expliqué aux guinéens vivant au Sénégal », indique Me Salifou Kébé, président de la CENI. Au niveau de la Commission électorale nationale indépendant, selon lui, il a été décidé  un certain nombre de choses à appliquer dans toutes nos ambassades et les consulats : « Les procédures ont été claires. Mais ce qui a été expliqué à nos compatriotes du Sénégal est différent. C’est là qu’il y a eu un certain nombre de problèmes d’où les violences », reconnait-il. Avant d’ajouter : «  les choses se sont passées de manière très violente. Même le bureau de l’ambassadrice a été saccagé. » Par conséquent, il déclare que la CENI a décidé de suspendre toute activité de révision exceptionnellement des listes électorales au Sénégal jusqu’à ce que les choses rentrent dans l’ordre.

Pour ce qui est de l’Angola, le président de la CENI rappelle que  les faits remontent à la présidentielle de 2015. «  Cette année, des guinéens se sont livrés à des bagarres.  Ce sont les autorités angolaises elle-même qui ont interdit tout regroupement politique des guinéens dans leur pays, à cause du précédent, où il y a eu des violences et des véhicules de la police angolaise avaient été brulés. »  A date, en dépit des négociations avec les autorités angolaises, dit-il, aucune résolution n’est obtenue pour le moment : c’est désolant ! Nous sommes très touchés de voir ces deux pays occultés des opérations de révision du fichier électoral.»

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Toutefois,  il rassure que même si les guinéens de l’étranger- qui font 182 milles électeurs- étaient mis à l’écart, les élections peuvent toujours être organisé : « ils font à peu près 1% de l’électorat guinéen. »

En ce qui concerne les plaintes de l’opposition relatives à l’enrôlement des mineurs, Me Kébé explique : «nous avons un logiciel très efficace pour détecter les mineurs. Nous ne nions pas que des mineurs se sont faits enrôler, mais croyez-moi, que toutes les dispositions sont mises en place pour les détecter automatiquement et les rayer du fichier.»

Cependant, il indique que la révision exceptionnelle finit le 16 décembre à 0 heure : «  si toutefois, il y a lieu de prolonger la date, on en discutera au niveau de la CENI et s’il y a nécessité de le faire, nous le ferons.»

Ibrahima Kindi BARRY