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Abdourahmane Sano remonté contre Alpha Condé: “il doit démissionner à partir du 14 janvier”

Le camp opposé à la nouvelle constitution l’avait clairement annoncé. Ce lundi 6 janvier consacre l’ultime marche sur un itinéraire précis contre les soupçons qu’on prête à Alpha Condé de vouloir se maintenir à la tête du pays au-delà de son ultime mandat qui prend fin en octobre prochain. A partir de la semaine prochaine, selon l’opposition et le FNDC, il s’agira d’une résistance plus diffuse. Résistance dont le mot d’ordre sera, à en croire Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition, et Abdourahmane Sano, le coordinateur national du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), le départ pur et simple d’Alpha Condé. Celui-ci se serait rendu coupable de parjure et ne serait plus légitime. Aussi, dans les discours qu’ils ont respectivement livrés au terme de la marche de ce lundi, les deux annoncent que c’est ce départ qui sera exigé à partir du lundi prochain. 

Selon Abdourahmane Sano, l’exigence du départ du président Alpha Condé n’a rien d’illégal. “Nous sommes en droit de recourir à la résistance conformément à l’article 21 alinéa 4 de la constitution guinéenne”. Aussi, il invite les militants du FNDC à aller dans la bataille sans arrière-pensées et assure que les résistants seront prêt à tout: “Nous devons le combattre sans état d’âme par les moyens légaux. Peut-être que nous serons emprisonnés, ou tuer, nous devons résister à la dictature de monsieur Alpha Condé. Nous devons résister pour la justice et l’indépendance de la justice dans notre pays”. Particulièrement déterminé et misant sur une résistance d’ampleur, le coordinateur national du FNDC promet qu’Alpha Condé “doit démissionner à partir du 14 janvier“.

Evoluant également sur le même registre de fermeté, Cellou Dalein, lui aussi, pense qu’Alpha Condé “ne mérite d’être au pouvoir“. Car, indique-t-il en substance:

Il a violé de manière récurrente la constitution. Si la Haute cour de Justice était en place, il aurait été jugé pour parjure, parce qu’il a trahi son serment de respecter et de faire respecter la loi. Il a fait assassiner nos camarades, il n’a pas assumé sa responsabilité de président de tous les Guinéens en menant des enquêtes pour identifier les auteurs.

En conséquence, le chef de file de l’opposition estime également que les Guinéens seraient en droit de résister:

La résistance à l’oppression est un droit constitutionnel, la résistance à la dictature est un droit constitutionnel, il faut qu’ont se mobilise à partir du 13 janvier pour demander le départ d’un président qui a perdu toute la légitimité parce qu’il a violé la constitution.

Ibrahima Kindi BARRY

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