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GREVE DU SLECG : l’introuvable solution

Entre le SLECG et le gouvernement guinéen, on est décidément loin d’une solution. Ceci, en dépit de la brève rencontre qu’il y a eue ce lundi entre une délégation du syndicat des enseignants et des ministres représentant le pouvoir. On est d’autant plus éloigné d’un terrain d’entente qu’aux deux principales revendications du SLECG, ne cessent de se greffer des préalables repoussant sans cesse de véritables discussions.

Ce lundi, au ministère de la Fonction publique, une délégation du Syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) a bien rencontré les ministres les plus concernés par la grève déclenchée par le syndicat depuis le 9 janvier dernier. On y notait en particulier la présence des ministres de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, de l’Emploi et du Travail, du Budget ainsi que celui de la Fonction publique, hôte de la réunion. Mais cette dernière a été des plus brèves. En effet, l’équipe d’Aboubacar Soumah venue pour répondre à l’invitation par principe, s’est bornée à indiquer qu’il ne serait pas question de discuter avec le gouvernement sans la libération des syndicalistes mis aux arrêts à Bonfi. Au même moment, lesdits syndicalistes étaient en audition au Tribunal de première instance de Mafanco. Depuis, ils ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Coronthie. C’est dire que de ce point de vue, on est loin de la satisfaction du préalable posé par Aboubacar Soumah et Cie.

Pis, à ce premier contingent de syndicalistes interpellés, vient s’ajouter un second groupe composé de Amara Mansa Doumbouya et du général Portos. A coup sûr, le secrétaire général voudra que la libération de ces deux derniers soit également au nombre des préalables que le gouvernement devra satisfaire pour que les discussions s’engagent autour des deux principales revendications du SLECG, à savoir la question des 8 millions GNF et l’engagement des contractuels à la Fonction publique.

Or, en dépit de la volonté affichée notamment par l’intermédiaire du ministre de l’Emploi et du Travail, Lansana Komara, le gouvernement ne semble pas encore prêt à céder aux pressions d’Aboubacar Soumah. Autant dire qu’on est conséquemment loin d’une issue satisfaisante de la crise. Ce, alors qu’avec la résistance active déclenchée aujourd’hui même par le FNDC contre la nouvelle constitution, les effets de la grève risquent de se sentir davantage via la perturbation des cours dans les établissements publics. A ce propos, le cas de Kankan de ce lundi 13 janvier peut être éloquent indice.

La rédaction  

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