MAFANCO : les enseignants du SLECG devront prendre leur mal en patience

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C’est sous des ovations nourries que les 12  enseignants du syndicat libre enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) en procès ont été accueillis par leurs pairs dans la matinée de ce 16 janvier 2020 au TPI de Mafanco. Deux d’entre eux en l’occurrence Aboubacar Portos Diallo, premier secrétaire général adjoint et Amara Mansa Doumbouya arrêtés au sortir d’une réunion de négociation le lundi dernier sont inculpés pour “provocation directe d’un attroupement par discours et parole”; et les autres pour “Menaces, injures publiques, coups & blessures volontaires et violences”. Le procès s’est tenu à huit clos durant toute la journée en présence d’un important dispositif sécuritaire. Les plaidoiries et réquisitoires sont prévus ce vendredi. 

Au terme de l’audience de ce jeudi, l’avocat de la défense, Me Salifou Béavogui est revenu sur les circonstances de l’interpellation de la première vague des enseignants :

Les enseignants, dans le but de l’amélioration de leurs conditions de travail ont momentanément arrêté leurs activités. Le temps pour eux de négocier avec qui de droit pour faire bouillir la marmite. C’est dans ces circonstances que l’enseignant Thierno du lycée Bonfi s’est rendu dans son établissement. Il a été aperçu par le proviseur qui était sur le qui-vive et qui est venu uniquement au lycée Bonfi pour faire taire toute velléité de grève. Il a fait introduire clandestinement cet enseignant dans son bureau, dans le but de faire venir la police pour l’arrêter… Thierno a tenté de réagir, et aussitôt il a été violenté, déshabillé devant les élèves et conduit à la police. Quand la délégation du SLECG est venue dans la joie et la tranquillité s’enquérir de l’information, ils ont encore fait arrêter les membres de cette délégation par la police.

Dans l’optique de l’audience de ce vendredi, l’avocat promet : « nous allons nous battre pour que ces innocents là soient libérés ».

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A noter que ce procès intervient quelques jours après le lancement de la grève du SLECG. Les enseignants ont été placés sous mandat de dépôt le 13 janvier dernier. A l’intérieur du pays également, Abdoulaye Bah, secrétaire général adjoint du SLECG à Kindia est poursuivi pour “Troubles et incitation à la violence”.

Hawa Bah