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EPU/GUINEE: « Tous les intervenants ont salué la clarté et la qualité de la présentation du rapport Guinée », estime le Ministre Mamadou Taran Diall

A l’issue du passage du troisième passage de la Guinée à l’Examen périodique universel (EPU) devant le Conseil des Droits de l’homme des Nations unies à Genève (Suisse), le ministre de la Citoyenneté et de l’Unité nationale confie ses impressions. Son excellence Mamadou Taran Diallo, dans une lecture objective de l’évaluation à laquelle la Guinée était soumise à l’occasion, relève les points positifs, mais aussi les défis sur lesquels il convient de mettre encore l’accent. Enfin, se penchant par la même occasion sur les violences qui émaillent les manifestations du Front national pour la défense de la constitution, rappelle tous les acteurs à leurs responsabilités et invite toutes les parties à privilégier le dialogue, en vue de préserver la paix sociale et le vivre-ensemble.

Avec quelles impressions ressortez-vous de la présentation, ce mardi 21 janvier 2020 de la présentation par la Guinée de son rapport EPU devant le conseil des droits de l’homme des Nations unies ?

Un an après mon arrivée à la tête du ministère, c’est une impression d’un important devoir international accompli en présentant les avancées et les défis de la Guinée, de 2015 à 2020, en matière de droits de l’homme. Plus qu’un devoir, l’Examen Périodique Universel (EPU) est un engagement que tout pays membre des Nations Unies est tenu d’honorer tous les cinq ans.
Les réponses que nous avons fournies à chacune des recommandations qui étaient faites à la Guinée en 2015, ressortaient clairement ce qui a été fait,  ce qui a été entrepris, ce qui n’a pas été fait et pour quelle raison. Tous les intervenants ont salué la clarté et la qualité de la présentation du rapport Guinée sur la mise en œuvre des recommandations de 2015.
Quels sont les progrès les plus remarquables en matière de droits humains que la Guinée aura eu à mettre en exergue à l’occasion ?

Je peux citer les progrès phares réalisés conformément aux recommandations de l’EPU 2015. Avec le soutien du peuple de Guinée, le gouvernement a honoré ses engagements de 2015. A ce titre, on peut noter l’abolition de la peine de mort; la criminalisation de la torture; la lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme; les efforts considérables en cours pour la tenue du procès des massacres du 28 septembre 2009.

Quels sont les défis sur lesquels la Guinée devra continuer à travailler ?

En matière de droits humains, les défis sont inhérents à l’existence même de l’être humain.  D’ailleurs, ceux qui travaillent sur ces questions vous le disent clairement que la satisfaction d’un droit crée automatiquement d’autres. C’est donc un combat permanent que nous devons mener. Ceci étant, nos défis les plus saillants de l’heure ont trait à la lutte contre l’impunité. Le challenge de la tenue du procès des massacres du 28 septembre étant le plus manifeste de ce volet. Nous devons également œuvrer davantage pour le renforcement de la protection de la femme et de l’enfant. Le libre exercice des activités des partis politiques, de la presse et des  organisations de la société civile dans la quiétude, la cohésion, la paix, la stabilité et le développement du pays.

Coïncidant avec les manifestations politiques qui ont lieu en ce moment en Guinée, la présentation du rapport EPU a donné l’occasion à certains partenaires notamment occidentaux de la Guinée d’interpeller le pays sur les cas de tueries qui émaillent les manifestations du FNDC. Quelles réponses pourriez-vous apporter aux inquiétudes qui ont été soulevées ?

Pour ce qui est de ces inquiétudes, la volonté du gouvernement de faire la lumière sur les pertes en vies humaines lors des manifestations politiques a toujours été affirmée avec les défis humains, matériels et techniques que rencontrent les forces de sécurité et la justice .

Ceci étant, il faut continuer à appeler toutes les parties à l’apaisement, à la responsabilité et à la retenue. Il faut également demander à tous les acteurs politiques et sociaux, de quelque bord qu’ils  soient, de privilégier le dialogue et la concertation, dans la résolution de nos différends.

Source: citoyennete-guinee.net

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