Aboubacar Soumah : « le lundi, personne à l’école »

Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, la libération des syndicalistes ne semble pas favoriser la détente dans la crise entre le SLECG et les autorités guinéennes. Tout au contraire, dans un contexte de reprise incertaine des négociations entre les parties, Aboubacar Soumah, le responsable du syndicat des enseignants, exhorte à durcir davantage le mouvement de débrayage dans les écoles. Il a lancé l’appel ce samedi 25 janvier, à l’occasion de l’Assemblée générale hebdomadaire du syndicat.  

A l’occasion, le secrétaire général du SLECG s’est montré confiant. D’une certaine façon, il a obtenu l’acquittement de ses camarades syndicalistes. Mais surtout, il se réjouit du soutien et de la solidarité que la Confédération nationale des travailleurs de France a témoignée à son syndicat, en adressant une lettre d’information relative à la crise du système éducatif guinéen aux syndicats de par le monde. « A cette phase de notre combat, vous devez savoir que nous sommes suivis de par le monde », jubile-t-il.

Abordant ensuite la question des négociations entre le SLECG et le pouvoir, Aboubacar Soumah s’étonne que les autorités trainent les pas. « Nous sommes samedi, nos camarades ont été libérés jeudi, jusqu’à présent, nous n’avons pas reçu l’appel du gouvernement. On s’attendait à leur appel hier vendredi, mais jusqu’à présent nous n’avons pas reçu leur appel pour la réouverture des négociations qui avaient été suspendues », explique-t-il. En conséquence, annonce-t-il : « la grève doit continuer ». Il a même un mot d’ordre particulier à l’endroit des enseignants : « le lundi, il faut que ce soit plus chaud : personne à l’école ! ». Car renchérit-il : « c’est la dernière grève autour des 8 millions »

A lire  ELECTIONS/CRISE : les femmes de N’Zérékoré à la recherche de la paix

Hawa Bah