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Aboubacar Soumah : « Nous n’allons plus participer à une rencontre avec les autres syndicats de l’éducation »

Ce lundi 27 janvier, c’est à la reprise des négociations entre lui et le gouvernement à propos de la grève dans le secteur de l’éduction que s’attendait le SLECG. Ce, parce qu’à l’issue de la dernière rencontre entre ses représentants et ceux du gouvernement, la reprise du dialogue avait été conditionnée à la libération des enseignants jadis détenus à la Maison centrale. Depuis, ces enseignants ont été élargis. Mais ce dimanche 26 janvier, le communiqué du gouvernement rendu public via la télévision nationale appelait plutôt « l’ensemble des organisations syndicales de l’éducation à une réunion de présentation des résultats issus des travaux des commissions constituées à cet effet pour ce lundi 27 janvier 2020 ». Ce, pouvait-on également lire dans le même communiqué, à la suite de « l’exécution des points contenus dans le protocole d’accord du 10 janvier signé entre le gouvernement et l’USTG et du mémorandum de l’inter centrale de l’éducation FSPE-SNE-SLECG du 29 janvier 2018». Un communiqué dans lequel le SLECG d’Aboubacar Soumah ne se reconnait pas. D’autant qu’il n’a reçu son carton d’invitation que ce lundi à 11 heures.

Joint par notre rédaction, le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), réitère son refus de diluer les négociations entre son syndicat et le gouvernement dans une quelconque rencontre réunissant toutes les entités syndicales :

Nous n’avons pas été invités à cette rencontre qui ne nous intéresse pas. Nous n’allons plus participer à une rencontre avec les autres syndicats de l’éducation qui sont contre notre mouvement, contre la grève et qui font office de porte-parole du gouvernement, parce que créés par le gouvernement. Lorsqu’on suspendait les négociations, c’était pour qu’on aille faire libérer nos camarades, la libération de nos camarades était la condition sine qua non de la reprise. Maintenant que la libération est effective, on s’attend à une invitation du gouvernement pour qu’on puisse rouvrir les négociations. En lieu et place de cela, on passe un communiqué invitant toutes les structures de l’éducation aux négociations alors qu’elles ne sont pas concernées, ce ne sont pas ces structures-là qui ont déclenché la grève, c’est nous.

Propos recueillis par Hawa Bah

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