Grève : Aboubacar Soumah remobilise sa troupe

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas le samedi que se tient l’Assemblée générale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG-version Aboubacar Soumah). Lui et ceux qui lui sont fidèles l’ont tenu ce jeudi. L’exception étant dictée par le protocole d’accord récemment signé entre le gouvernement et d’autres représentants syndicaux. Une attitude que fustige Aboubacar Soumah et qui le pousse, lui et les enseignants qui se reconnaissent dans son combat, à réitérer le maintien du mot d’ordre de grève lancé le 9 janvier dernier. Pour la circonstance, étaient là les représentants du SLECG dans les cinq communes de Conakry ainsi que ceux des préfectures de Coyah et Dubréka. Les autres auraient marqué leur fidélité à Soumah via des lettres à lui adressées.

Après la signature, le mardi 28 janvier 2020 du protocole d’accord entre les autorités et d’autres syndicats, « nous avons jugé utile de nous retrouver afin que nous puissions examiner la situation pour que nos conditions soient satisfaites », explique d’entrée Aboubacar Soumah. Aux enseignants mobilisés, il explique les raisons qui expliquent l’absence de sa tendance syndicale à la rencontre ayant débouché sur le protocole d’accord. Selon lui, le communiqué qui convoquait la rencontre violait l’esprit du précédent protocole de janvier 2019, en ce sens, dit-il : « puisqu’avant même le signature du protocole d’accord du 10 janvier 2019, nous avons exprimé toute notre opposition à la participation de ces syndicats à toute forme de négociation. Et cela a été respecté pour que nous signions le protocole »

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Se prononçant par ailleurs sur l’issue qui a sanctionné les négociations entre le gouvernement et les autres représentants syndicaux, le secrétaire général du SLECG estime que « c’est une irresponsabilité notoire du gouvernement de négocier avec les éléments qui ne sont pas signataires du protocole, et avec les camarades qui sont exclus du SLECG ».

Invoquant enfin les déclarations de soutien qu’il dit avoir reçues de ses représentants à la base, il maintient :

Le Bureau exécutif national du SLECG, par ma voix, réitère sa ferme volonté à poursuivre le mot d’ordre de grève déclenché le 9 janvier 2020, annonce solennellement que le mot d’ordre de grève ne sera levé ou suspendu que lorsque les deux revendications, à savoir une proposition concrète sur les 8 millions et l’engagement des contractuels à la fonction publique sans conditions, seront satisfaites.

A noter que le protocole d’accord signé le mardi dernier entre les autres syndicats de l’éducation et le gouvernement a permis aux enseignants d’obtenir une prime d’incitation allant de 450.000 GNF à 1.300.000 GNF selon le lieu d’affectation. Le SLECG estime que c’est un acquis qui n’a rien à avoir avec ses revendications.

Hawa Bah