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A Maférinyah, les boulangers créent la crise pour se faire entendre

La crise née de la hausse du prix du pain ne trouve pas encore sa solution. En tout cas, ce n’est pas le cas sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi, ce samedi, nous apprend-on, à la suite d’une réunion qu’ils ont tenue hier, les boulangers de la sous-préfecture de Maférinyah, se sont abstenus de faire du pain. Une mesure qui sonne comme une alerte annonciatrice de la hausse du prix de la baguette. Car jusqu’ici, ce n’était pas encore le cas dans cette localité relevant de la préfecture de Forécariah et située à 75 km au sud-est de Conakry.

« Hier, nous avons tenu une réunion à la suite de laquelle nous avons décidé de ne pas faire de pains pour ce samedi », nous confirme Ousmane Diallo, propriétaire d’un four à pain. Selon elle, la raison serait notamment liée à la hausse des ingrédients qui rentrent dans la confection du pain. Ingrédients au nombre desquels elle cite particulièrement la farine dont le prix du sac de 50 kg, dit-elle, serait dernièrement passé de 235 000 à 250 000 GNF.

Mais au lieu de s’abstenir de faire du pain, n’aurait-il pas été plus logique de répercuter la hausse observée sur le sac de farine, demandons-nous à Amadou Barry, le président de l’Union des boulangers de Maférinyah ? « Bien sûr, c’aurait été plus logique. Mais vous savez avec les abus dont on fait les frais par le passé, on a voulu envoyer un coup de semonce », répond-il. De fait, nous explique-t-il, par le passé, à la suite d’une hausse brusque du pain sur l’ensemble du pays, les autorités de Maférinyah avaient de manière unilatérale et mécanique décidé que cela ne serait pas répercuté dans la localité. Il en avait résulté des bagarres et même des actes de vandalisme au détriment de biens de vendeurs de pains. Une expérience aussi malheureuse que traumatisante pour quelques-uns, au point qu’ils se veulent prudents.

« Maintenant que nous n’avons pas de fait de pain aujourd’hui, si les gens achètent les baguettes de pain acheminées de Coyah respectivement à 2000 et 4000 pour la petite et la grande, ils réaliseront que ce n’est pas qu’à Maférinyah que la hausse est observée », conclue Amadou Barry. Ainsi donc, la crise créée pour ce samedi est une sorte de pédagogie par l’exemple. Car en l’absence de pains faits à Maférinyah, les commerçants sont allés jusqu’à Coyah, à 25 km, pour s’approprier. Sauf que ce pain-là n’est pas vendu à 1500 ou à 3000 GNF.

La rédaction

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