Aboubacar Soumah : « nous allons prouver que c’est l’USTG qui est sur le terrain »

Environ 48h après son Assemblée générale extraordinaire, au cours de laquelle il a réitéré son mot d’ordre de grève, le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) s’est encore réuni en Assemblée générale, ce samedi 1er février 2020. A ses camarades enseignants,  Aboubacar Soumah, Secrétaire général du SLECG, explique la nécessité pour eux de boycotter la reprise des cours annoncée par les autorités.

 «  Dans  le procès verbal qu’ils ont signé,  ils ont dit qu’ils ne le transformeraient pas en protocole d’accord,  sauf ci ces syndicalistes signataires  parviennent à nous faire réintégrer les salles de classes. Ils sont entrain de déclarer les radios que les cours vont reprendre ce lundi. Le ministre a donné les instructions de faire tout pour vous faire revenir dans les classes. Ils vont vous faire appel pour vous faire signer un engagement et vous donner votre salaire. Ils disent que nous sommes des faibles, qu’on ne peut pas résister. C’est pour cela qu’on a confisqué nos salaires, ce qui est contraire aux dispositions de la loi.

 Nous demandons aux enseignants de continuer à accepter de nous donner des crédits pour que nous puissions traverser cette crise. Nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de faire face aux souffrances des enseignants.

 Le lundi toutes les centrales, excepté la Confédération nationale des enseignants de Guinée,  se retrouveront au siège de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG)  pour tenir un point de presse. Le mercredi l’USTG convoque toutes ses structures affiliées à une réunion à partir de midi. Nous allons prouver que c’est l’USTG qui est sur le terrain. »

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Hawa Bah