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Fichier électoral : Aliou Condé va plus loin que l’OIF

Ce lundi, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a invoqué des anomalies contenues dans le fichier électoral guinéen pour justifier le retrait de sa mission d’accompagnement du processus électoral qui devrait déboucher, le 1er mars 2020, à la tenue de l’élection présidentielle couplée au référendum constitutionnel, tout aussi controversé. Eh bien, au sein de l’opposition guinéenne, on salue cette décision de l’OIF. « On ne peut  que se réjouir  que cette organisation internationale qui était censée assister la CENI  dans  la construction  d’un  nouveau fichier ait pris position  officiellement », nous confie ainsi Aliou Condé, le secrétaire général de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo. Mais ce responsable du principal parti d’opposition du pays, va plus loin pour justifier le refus de l’opposition de prendre part au processus électoral, et partant expliquer les raisons qui sous-tendent, selon lui, la décision de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Dans son communiqué de ce lundi matin, cette organisation internationale a explicitement évoqué 2.490.664 électeurs dont les données ne seraient pas au-dessus de tout soupçon. Parmi eux, quelques-uns relèvent de cas de décès qui n’auront pas été déclarés ou faisant l’objet de doublons. De fait, 98% ne disposeraient pas de document permettant leur identification, alors que la loi prévoit 6 types de pièces pour justifier l’identité et l’âge de l’électeur. Ces allégations sont de nature à corroborer le tollé qui avait accueilli la publication par la CENI des premiers résultats de la révision des listes électorales. Résultats qui conféraient au fichier guinéen de plus 8.300.000 électeurs. « Si vous avez un corps électoral qui fait 62% de la population, c’est une catastrophe », peste encore Aliou Condé. Mais à l’en croire, certains détails au sein de ce fichier sont encore plus incongrus. « Quand on prend des communes comme Kintinian et Doko, dans la préfecture de Siguiri, il y a que le corps électoral a doublé en 4 ans. A Kintinian par exemple, la hausse du corps électoral est de 118,34% par rapport en 2015. A Doko, elle est de 112,30%, à Koundianankoro, dans Mandiana, c’est de 94,81%. Une autre anomalie aussi caractéristique que grave, c’est le fait que vous avez des communes dans lesquelles le nombre électeurs supérieur à la population. C’est le cas notamment à Mandiana centre où le corps électoral est de 133,75% de la population générale », dénonce-t-il.

A la question de savoir si la décision de l’OIF n’intervient pas trop tardivement, Aliou Condé répond :

Si on veut bien faire, il n’est jamais trop tard parce que les élections  n’ont pas eu lieu encore. Si le gouvernement considère que cette observation de L’OIF est pertinente  et qu’elle est fondée, il doit pouvoir  aller dans le sens des recommandations l’OIF Qui n’est pas la seule à faire cette recommandation.

Balla Yombouno  

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