L’UA et la CEDEAO acceptent-elles les conditions d’Alpha Condé?

Les commissions de l’Union africaine (UA) et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) viennent de réagir conjointement à l’annonce par le président Alpha Condé, le 28 février dernier, du report de la date des élections législatives et du référendum, initialement programmés le dimanche 1er mars. Les deux institutions disent prendre acte de la décision et félicitent les autorités guinéennes pour, selon elle, “cette décision importante et courageuse qui dénote du souci d’apaisement et de transparence dans ce processus électoral“. 

Ne trouvant visiblement rien à redire au sujet du délai de report concédé, elles sollicitent juste que ce dernier soit “efficacement mis à profit pour renouer un dialogue serein et responsable entre tous les acteurs politiques et sociaux, de manière à établir un fichier électoral fiable et à créer les conditions d’un scrutin crédible, libre et transparent“.

On relèvera que l’UA et la CEDEAO ne mentionnent pas l’inclusivité comme critère d’appréciation du scrutin. Ne faut-il pas y voir le signe que les deux institutions, à leur tour, acceptent déjà les conditions fixées par le président Alpha Condé, lors de son discours de vendredi dernier, à savoir que les grandes formations politiques ne réintégreront plus le processus électoral? Pas du tout, répond un responsable du FNDC. Certes, “le communiqué conjoint ne parle pas de l’inclusivité. Mais cette condition est exprimée de manière sous-jacente par l’exigence du dialogue. Car autrement, le dialogue n’a aucun sens entre le pouvoir et ceux qui étaient déjà dans le processus. Il n’y avait aucune divergence entre eux. Le dialogue doit s’établir entre ceux qui avaient des divergences avec le pouvoir au sujet notamment du fichier électoral“, estime ce responsable du Front national pour la défense de la constitution.

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Ci-dessous le communiqué conjoint