NOUVELLE CONSTITUTION : Alpha Condé y tient toujours

NOUVELLE CONSTITUTION : Alpha Condé y tient toujours
Le président Alpha Condé à la célébration de la journée du 8 mars 2020

Le président Alpha Condé ne renonce pas à son projet de nouvelle constitution. S’il en était besoin, on en aura eu la preuve à l’occasion de la célébration, ce dimanche, de la journée internationale des droits de la femme, à l’esplanade du palais du peuple, au tour du thème : «Je suis de la génération égalité : levons-nous pour les droits des femmes ». Certes, les propos moins clivants et plus consensuels. Mais le chef de l’Eta a mis l’occasion à profit pour réitérer le lien entre son projet de nouvelle constitution et l’épanouissement de la femme guinéenne.

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Pour la circonstance, la mobilisation était grandiose. Venues des départements ministériels, des ONG ou encore des groupements, les femmes étaient là en grand nombre.  Toutes arborait l’uniforme de cette année, à savoir le tissu traditionnel ‘’Forêt sacrée’’. Quelques-unes tenaient par ailleurs des pancartes les identifiant, alors que d’autres trônaient derrière leurs stands. Et pour en revenir à la nouvelle constitution, il faut dire que c’est la ministre de l’Agriculture qui, au nom de son homologue de l’Action sociale, absente, en a parlé la première. « Chez nous ici en Guinée, nous sommes heureuses de célébrer ce 8 mars qui coïncide avec le 10ème anniversaire du chef de l’Etat qui  a inscrit son nom dans  l’histoire l’émancipation de la Guinée. A titre illustratif, le projet de nouvelle constitution qui met un point d’honneur sur les questions de protection, d’autonomisation des femmes et d’égalité entre les sexes », déclare Mariama Camara, dans son discours.

Grande mobilisation des femmes sur l’esplanade du palais du peuple de Conakry

Aussi, dans son intervention de circonstance d’à peine trois minutes, le président Alpha Condé est amplement revenu sur les avancées que la nouvelle constitution pourrait apporter dans le domaine des droits de la femme. Faisant part de son souhait que la Guinée soit à l’avant-garde des pays africains qui font le promotion de la femme, il déclare que c’est ce qui justifie que dans le projet de nouvelle constitution, « nous avons non seulement prévu la parité, mais aussi l’interdiction des mutilations génitales féminines, comme l’excision, les mariages précoces. Souvent, quand une fille naît, on lui dit ‘’tu es destinée à épouser Untel. Mais c’est ça le malheur, car c’est d’abord un choix libre. Et c’est ce que nous voulons pour les femmes de Guinée ».

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Le chef de l’Etat fait ensuite appel à la première femme élevée au grade de général qu’elle présente au public. « Il s’agit de madame M’Mahawa Sylla.  Elle a fait l’école de guerre en Chine, elle a servi avec honneur  au sein des  troupes  des Nations unies en Côte d’Ivoire et aujourd’hui, elle est secrétaire générale  du Comité nationale de la défense », dit-il.

Puis, revenant à la nouvelle constitution, il poursuit : « la nouvelle constitution est faite pour les femmes et les jeunes. Nous ne voulons plus qu’on oblige nos filles à se marier, nous ne voulons plus que les femmes soient frappées. Donc, tout ce qui se fera contre les femmes, nous allons désormais nous y opposer. C’est ça l’objectif de la nouvelle constitution ». Avant de conclure : « bien sûr on déforme, mais nous nous savons où nous allons »

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A préciser que pour la circonstance, un hommage a été rendu à quelques femmes présentées comme le symbole de la bataille que la gent féminine livre au quotidien pour son émancipation. Il s’agit notamment de feue Micheline Lamah , adjudant à la gendarmerie nationale tombée sur la champ d’honneur à Kidal, Hadja Mamasawa Sandouno, en service au ministère des Pêches et de l’Economie maritime, décédée à New York lors de la 63ème session des Nations unies sur les conditions de la femme , Hadja  Mama Kassory Bangoura, conseillère à la primature.

Balla Yombouno