GUINEE: le CNOSCG préconise l’ouverture du processus électoral à “toute l’opposition politique”

Le Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSCG) rejoint le camp de ceux qui promeuvent l’inclusivité du processus électoral autour duquel se cristallise la crise politique actuelle. Dans une circulaire dont notre rédaction détient une copie, l’instance faîtière des organisations de la société civile en Guinée, dit par ailleurs son attachement à “l’alternance démocratique au pouvoir”, comme facteur démocratique et de développement. Evoquant par ailleurs les risques de violences et la crise sanitaire relative au Covid-19, le CNOSCG dit surseoir à “toutes missions du Bureau national à l’intérieur du pays“. 

A lire  LENDEMAIN DE FETE : Pénurie de viande à Kankan

Bref, ci-dessous la circulaire

Circulaire du 20 mars 2020

Le CNOSCG prenant conscience du risque qui gutte le pays (risque de propagation du Covid-19 et violences…):

Réitère

  • son attachement ferme à l’alternance démocratique au pouvoir comme facteur de stabilité et de développement.
  • son opposition à toutes formes de prise et de conservation anti constitutionnelle du pouvoir.
  • son opposition à toutes formes de violences et de violations des droits humains.
  • Sa proposition d’ouverture du processus électoral à toute l’opposition politique.

Décide:

  1. surseoir à toutes missions du bureau National à l’intérieur du pays.
  2. d’instruire ses démembrements de suivre minutieusement la situation politique, sociale et sanitaire et de rendre compte au bureau national. Ainsi que les droits humains dans leurs localités.
  3. mettre en place une cellule de crise et d’analyse des informations remontées par les démembrements à travers le pays.
  4. de laisser toutes les activités de surveillance électorale au regard du peuple.
  5. la Task-force nationale se chargera d’informer la communauté nationale et internationale sur la situation du pays en temps réel. Un rapport digne de foi sera adressé à tous les acteurs, institutions et partenaires du processus électoral.

Demande:

  • A la communauté internationale à travers la CEDEAO de certifier le fichier électoral en vue de son utilisation pour les élections futures.
  • À la justice guinéenne notamment la Cour constitutionnelle, la cour suprême et l’ensemble des cours de tribunaux du pays de faire montre d’honneur, d’indépendance, d’impartialité et de diligence dans la gestion de toutes les affaires qui seront soumises à son appréciation. De rester tout droit dans ses bottes contre toutes injonctions.
  • aux forces de dépense et de sécurité de rester républicaines et d’assurer équitablement pour tous les citoyens la sécurité. Et de n’obéir à aucun ordre manifestement illégal.

A l’absence d’un consensus national et international sur la tenue du scrutin, la Ceni et le gouvernement principalement, et les partis politiques de tous bords secondairement sont tenus pour responsables de toutes les conséquences négatives qui en découleront.

Nous rassurons l’ensemble de nos concitoyens que la société civile (CNOSCG) n’a pas droit de défendre un politique contre un autre, ni le gouvernement contre les citoyens et à plus forte raison les violations de nos textes de lois et engagements internationaux. Elle doit rester du côté de la vérité et des citoyens à toute épreuve.

C’est pourquoi nous rassurons toutes et tous que notre action de veille ne s’arrêtera pas au moment où le pays court de risques graves de déstabilisation et de violations massives des droits humains.

Nous devrions rester debout, actifs sur le terrain, fermes et plus fermes encore sur nos principes et valeurs d’impartialité, d’objectivité, de l’égalité et de loyauté aux valeurs républicaines promues par les principes démocratiques.

Qui témoignera objectivement sur le déroulement de ce que certains qualifient de forfaiture et d’autres de droits démocratiques ?