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PORT OBLIGATOIRE DES MASQUES : le constat au Km36

Ce samedi 18 avril 2020, est entrée en vigueur la décision du président de la République relative au port obligatoire. Une exigence qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des mesures d’urgence sanitaire consécutives au coronavirus. Pour cette première journée, notre reporter qui a voulu évaluer le niveau d’appliquer de la mesure au carrefour du Km36 et environs dresse un constat général avec le port des masques pour les citoyens. Et les quelques récalcitrants qui ne s’y étaient soumis ont du faire face à la rigueur de la police.

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Dans l’ensemble, ceux auxquels nous avons parlé disent porter les masques davantage pour éviter de se faire verbaliser par les agents de la police que par la volonté de mettre en application la décision du gouvernement. Aussi, pour ne pas avoir à verser les 30.000 GNF exigés des contrevenants, beaucoup de ceux qui vaquaient ce samedi à leurs activités avaient leur bavette. Du marché des condiments à celui des fripes, en passant par les devantures des boutiques ou à l’intérieur des bars-cafés, le constat est le même.

Au repos derrière sa brouette, un bagagiste dit s’être procuré son masque depuis jeudi dernier, à 2500 GNF. Et le premier motif qu’il invoque, c’est « pour  éviter de payer  30 000 GNF ». Même s’il ajoute le porter aussi pour « respecter les décisions des autorités, mais aussi pour éviter toute contamination du conoravirus ». En effet, il s’estime particulièrement exposé au risque de contamination par le Covid-19. « Nous qui transportons les bagages des femmes vendeuses sommes particulièrement exposés, car nous sommes en contact étroit avec beaucoup  d’entre elles« , explique-t-il.

Quant à ceux qui étaient sortis de chez eux sans se munir du masque, beaucoup d’entre eux, interpellés, étaient réunis au commissariat central du carrefour du km36. Parmi un jeune rabatteur de passagers dont la faute était qu’au lieu de porter le masque de manière à cacher sa bouche et son nez, l’avait plutôt autour de son cou, comme un collier. Néanmoins, il admet l’infraction. « Officier, je n’ai rien sur moi, laissez- moi décharger les marchandises après je paie les 30 mille », plaide-t-il auprès de l’agent l’ayant interpellé.

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Dans le groupe, nous avons également remarqué une femme vendeuse d’eau. Interpellée pour défaut de port du masque, elle a été placée en garde vue. Pour son élargissement, une camarade à elle vient proposer au policier la somme de 10.000 GNF. Niet, rétorque celui-ci. « La loi est applicable à tous et ce n’est pas moi qui ait dit de payer les 30.000. Aussi, je ne peux pas prendre 10.000 GNF. Vas compléter l’argent, tu reviens », intime-t-il d’une voix autoritaire à la jeune dame.

Pour autant, pour cette première journée, le commissaire central du km36 trouve que les populations se montrent plutôt civiques. « J’ai fait le tour du carrefour de Km36 et je suis allé même jusqu’aux alentours de Coyah, mais j’avoue que tous les citoyens ont respecté  les consignes du président en portant leurs masques« , indique Mamady Camara.

Quoique dans la majeure partie des cas, le port des masques c’est comme celui des casques par les motards. Quand ils sont seuls, les gens ont tendance à descendre le masque autour de leur cou. Mais dès qu’un policier est en vue, ils s’empressent de le remonter.

Balla Yombouno

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