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COTE-D’IVOIRE : Soro peut-être criminel, mais Ouattara n’est pas saint ! (Libre opinion)

Dans une Côte d’ivoire qui se développe, et qu’on pensait avoir oublié le démon de l’Ivoirité, nous revoilà dans un conflit entre deux anciens alliés. Alasane Ouattara et Guillaume Soro, le premier voulant garder le pouvoir avec ses proches pour sauvegarder ses intérêt et le second se voyant successeur « naturel  » pour avoir loyalement rendu service et facilité l’accession au pouvoir du premier.

Depuis plusieurs mois maintenant, les deux alliés d’hier sont dans une guerre de tranchées. Mais aujourd’hui elle prend une tournure qui peut-être même fatale pour les deux protagonistes.

Depuis un certain temps en effet, leur rivalité vire en une bataille politico-judiciaire qui a notamment abouti à la condamnation de l’ancien président de l’Assemblée nationale, devenu entre temps responsable du mouvement Génération et Peuple Solidaire (GPS), à 20 ans de prison.

Alors que Guillaume Soro est en exil à Paris après son retour avorté à Abidjan le 23 décembre 2019, les fustactions  s’accumulent entre les deux anciens alliés du Nord.

Déjà après le putsch manqué le 19 septembre 2002, contre le pouvoir de Laurent Gbagbo, beaucoup d’Ivoiriens et en dehors avaient suspecté Alasane Ouattara d’être l’instigateur. Mais à l’époque bien qu’étant dans l’ombre de cette incursion rebelle,  c’est Ibrahima Coulibaly (IB) tout comme Guillaume Soro qui avait réclamé la paternité de cette rébellion.

Et, l’on se rappelle de la rivalité que celà a créé entre les deux rebelles. Ce qui avait d’ailleurs obligé Ibrahima Coulibaly (IB) à quitter les siens pour l’exil.

Donc, à l’époque il pouvait être légitimement attribué aux deux la responsabilité du putsch manqué et la prise d’une partie du pays à partir de 2002. Même si les faits aujourd’hui semblent indiquer que c’est l’actuel président Ivoirien, Allasane Ouattara, qui tirait les ficelles de cette rébellion.

Aujourd’hui, les choses sont plus faciles pour Alasane Ouattara.  Il a réussi à désigner son  premier ministre Amadou Gon Coulibaly comme dauphin. Mais pour parvenir à installer ce dernier à la présidence, il est en train de remercier tous ceux qui ont facilité sa venue au pouvoir. Sa rupture avec le PDCI-RDA de l’ancien président Henry Konan Bedié et dernièrement la condamnation de son ex-premier ministre et ministre de la défense Guillaume Soro à 20 ans de prison. Ce qui oblige l’ancien président à rester en exil aujourd’hui. Une aventure qui pourrait être difficile pour lui, après le dépôt d’une plainte contre lui, le jeudi 7 mai 2020, à Paris par des avocats de six personnes dont la fille de son rival Ibrahima Coulibaly ( IB).

Les plaignants accusent l’ancien premier ministre et ministre de la défense de « tortures, assassinats et crimes de guerre » pour des faits commis entre 2003 et 2011.

Si aujourd’hui, Guillaume Soro peut répondre des faits, il n’en est pas moins pour Alasane Ouattara. Surtout dans le cas spécifique d’Ibrahima Coulibaly (IB), tué le 27 avril 2011 à Abidjan, soit deux semaines après la chute de Laurent Gbagbo, à laquelle il avait pris une part active avec son groupe (les commandos Invisibles).

Il est vrai qu’à l’époque Guillaume Soro était le premier ministre et en même temps ministre de la défense, mais Alassane Ouattara était le président de la république commandant en chef des forces armées.

Après une victoire acquise au forceps des armes, le nouveau président disait à l’époque vouloir mettre de l’ordre en démantelant toutes les poches de résistance armée de son adversaire. Et Ibrahima Coulibaly (IB) bien qu’ayant combattu Laurent Gbagbo réclamait une reconnaissance de la part du nouveau pouvoir. Tout le monde sait à quoi celà avait abouti.

C’est dire donc que si Guillaume Soro, en raison de ses responsabilités à l’époque des faits, devrait répondre de la mort du chef des commandos Invisibles (IB), Alhasane Ouattara président de la république et commandant en chef des forces armées devrait s’inquiéter, lui aussi. Du moins logiquement et sous réserve de preuves contraires que la justice pourrait mettre  à disposition. Et c’est dire que si Soro peut-être criminel, mais Ouattara n’est pas saint !

Abdoulaye Oumou Sow Journaliste/Blogueur ([email protected])

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