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COVID-19 : les enfants, des victimes collatérales

Le lien entre les enfants et le nouveau coronavirus dont on parle le plus, c’est le fait que le second épargne relativement les premiers. Il est vrai qu’aussi bien sous les tropiques que dans les zones tempérées, les personnes âgées sont celles qui sont particulièrement affectées par la Covid-19. Pour autant, on ne peut pas dire que les tout-petits n’ont absolument rien à craindre de la pandémie qui tenaille le monde depuis des mois. D’une part, dans des cas exceptionnels certes, des enfants en sont morts. D’autre part, du fait des nombreuses restrictions imposées dans le cadre de la gestion de la maladie et de la paralysie des activités qui en ont résulté, ce sont des millions d’enfants qui de par le monde voient leurs droits remis en cause. Et c’est pour mettre en évidence cette répercussion aussi vicieuse que sournoise du nouveau coronavirus sur les enfants que notre rédaction se propose, durant tout le mois de juin, mois de l’enfant guinéen, une série d’articles sur les droits des enfants en cette période de Covid-19. Une série d’articles destinés à nous sortir de l’angélisme béat qui nous incline à croire qu’à tous égards, les enfants sont immunisés contre la Covid-19.

Les Nations unies identifient trois canaux par le biais desquels le nouveau coronavirus pourrait affecter les enfants. Le premier, c’est bien sûr la transmission du virus à l’entant et le fait pour lui de tomber malade comme les personnes âgées. Heureusement, à ce niveau-là, on n’a jusqu’ici pas grand-chose à craindre. Par contre, en raison des mesures visant à arrêter la transmission du virus et à mettre fin à la pandémie, les enfants souffrent particulièrement des impacts socio-économiques de la maladie. Il s’agit-là du deuxième canal. Ainsi, selon les estimations de l’ONU, « 42 à 66 millions d’enfants pourraient tomber dans l’extrême pauvreté en raison de la crise cette année, ce qui s’ajoute aux quelque 386 millions d’enfants déjà dans l’extrême pauvreté en 2019 ». Enfin, au titre du troisième et dernier canal, les spécialistes pensent que les effets de la Covid-19 seront si prégnants que sur la durée qu’ils pourraient même affecter les Objectifs du développement durable (ODD) ayant trait aux enfants.

En effet, pour ce qui est de l’apprentissage par exemple, ce 188 pays à travers le monde qui ont dû fermer les écoles, avec une répercussion sur la formation de 1,5 milliards d’enfants et de jeunes. Même si les pertes potentielles accumulées dans l’apprentissage ne sont pas encore quantifiées, l’instance onusienne nous rappelle néanmoins que « plus des deux tiers des pays ont mis en place une plateforme nationale d’enseignement à distance, mais parmi les pays à faible revenu, la part n’est que de 30%. Avant cette crise, près d’un tiers des jeunes du monde étaient déjà exclus numériquement ».

Sur un tout autre plan, nous apprend-on, « les difficultés économiques rencontrées par les familles en raison du ralentissement économique mondial pourraient entraîner des centaines de milliers de décès d’enfants supplémentaires en 2020, annulant les 2 à 3 dernières années de progrès dans la réduction de la mortalité infantile en un seul an ». Quant à elle, la malnutrition, en hausse « devrait toucher 368,5 millions d’enfants dans 143 pays qui dépendent normalement des repas scolaires pour une source fiable de la nutrition quotidienne ». De même, les services de santé étant submergés par la prise en charge d’un grand nombre de patients infectés nécessitant un traitement, les enfants et les femmes enceintes sont moins en mesure d’accéder aux soins standards.

Il est vrai que ces liens ne sont pas toujours évidents. Mais l’on se rend bien compte que nos enfants sont au nombre de ceux qui sont les plus touchés par la maladie du nouveau coronavirus. Indirectement touchés, admettons-le. Mais réellement affectés. Aussi, sortons de nos fausses évidences et prenons pleinement en compte les enfants dans nos stratégies de riposte contre la pandémie. Car en les oubliant, nous hypothéquons l’avenir de nos nations respectives.

La rédaction

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