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MALI : au moins un mort et des arrestations en marge de la manifestation contre IBK

Au moins un manifestant a été tué par balle au Mali vendredi. Le bilan provisoire fait également état d’une vingtaine de blessés, dont plusieurs d’entre eux par balle, selon un membre du personnel du Centre Gabriel Touré, l’hôpital du centre-ville de Bamako. Des bâtiments administratifs ont également été pris d’assaut, comme le siège de la Télévision nationale, l’ORTM, et l’Assemblée nationale. Et plusieurs personnes ont donc été arrêtées.

Issa Kaou Djim, l’un des leaders du mouvement de l’imam Mahmoud Dicko, a été arrêté vendredi soir, selon le M5, le Mouvement du 5 juin. Son organisation avait appelé à la désobéissance civile, une réponse aux propositions du chef de l’État, cette semaine, pour sortir de la crise politique. Ce vendredi 10 juillet, dans les rues, le M5 a renouvelé son appel à la démission du président IBK.

Clément Dembélé, de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage (PCC), a lui été arrêté pour insurrection et tentative de déstabilisation du pays, avant d’être relâché, puis de nouveau arrêté cette nuit, selon un communiqué publié sur sa page Facebook.

Les réseaux sociaux, ce samedi matin, continuent à fonctionner au ralenti et la télévision nationale, elle, a repris sa diffusion. Vendredi, l’ORTM avait cessé d’émettre dans l’après-midi, après l’occupation de la cour et l’occupation du bâtiment par des manifestants.

L’Assemblée nationale a également été investie par la foule, du matériel a été emporté et de documents ont été détruits, avant l’arrivée des forces de l’ordre.

La police et la gendarmerie n’ont quasiment pas été aperçues dans le sud de la ville et au niveau des deux ponts bloqués par des barricades, au nord de la ville, des tirs ont été entendus et au moins un manifestant est décédé et une vingtaine de personnes ont été blessées, selon un bilan toujours provisoire.

Le Mouvement du 5 juin, à l’origine de cette nouvelle journée de protestation,  réclame la dissolution du Parlement, la formation d’un gouvernement de transition dont il désignerait le Premier ministre, ainsi que le remplacement des neuf membres de la Cour constitutionnelle, accusée de collusion avec le pouvoir.

Dans un communiqué diffusé vendredi soir, il a tenu le pouvoir pour responsable des violences et exhorté les forces de l’ordre à protéger « les manifestants aux mains nues qui ne défendent que les valeurs démocratiques, laïques et républicaines ».

RFI

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