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SANOYAH-KM36 : un homme dont l’identité n’est pas formellement établie décède après des jours d’abandon à même le sol (témoignage)

Un homme d’une trentaine d’années dont l’identité formelle n’est pas établie et inconnu à Sanoyah-Rails, relevant de la commune rurale de Maneah dans la préfecture de Coyah, est décédé hier mercredi après avoir passé quatre jours abandonné devant un magasin. Malgré l’assistance du chef de secteur de Sanoyah-Rails, Mamadi Kaba, l’homme n’a pas survécu aux douleurs qui le rongeaient. Avant de décéder, il a confié aux personnes qui lui ont apporté secours qu’il a été frappé par un chauffeur qui devait le conduire à Dubréka.

Selon Ousmane Yansané (photo), le secrétaire général chargé de l’hygiène et de l’assainissement du secteur de Sanoyah-Rails Dispensaire, revient sur les circonstances de la découverte de l’homme et de ce qui s’ent est suivi. « C’est le samedi passé, le 25 juillet, aux environs de 9 heures que nous avons découvert un homme d’une trentaine d’années couché à côté des caniveaux. Arrivée sur les lieux, on l’a trouvé sale avec les traces de fouet un peu partout sur son corps et des blessures, comme s’il a été frappé. Voyant qu’il était fatigué, on l’a lavé d’abord avant de lui donner à manger et à boire. Mais pour un premier temps, quand les enfants lui ont demandé, il a dit qu’il s’appelle Alseny Camara. Ils lui ont  demandé comment il s’est retrouvé ici. Il a répondu que c’est un chauffeur qui l’a pris dans sa voiture à Kissosso pour aller à Dubréka. Mais arrivée en face du collège Rabiatou Serah Diallo, ce dernier l’a frappé avant de l’abandonner ici. Mais quand, moi, je lui ai demandé, il m’a dit qu’il s’appelle Souleymane Bangoura alors qu’il avait dit un autre nom aux enfants. Donc, on était confus. Aux environs de 18 heures, on lui a demandé de nous donner le nom d’un membre de sa famille ou d’un responsable de son quartier pour venir le chercher mais il n’a fourni aucun nom malgré plusieurs interrogations. Quand je lui ai proposé le manger, il a accepté, mais après il n’a donné aucun nom. C’est ainsi que les gens ont dit que c’est un fou et on l’a déposé devant le magasin où il a rendu l’âme », a-t-il relaté.

Des démarches ont été entreprises pour retrouver ses parents sans succès, a assuré Ousmane Yansané. « On a publié sa photo et nos coordonnées sur les réseaux sociaux pour retrouver ses parents mais en vain. Mais avant qu’il ne rende l’âme, les agents de la protection civile sont venus le chercher pour le déposer à l’hôpital; Mais les responsables de la clinique ont exigé la présence de ses parents pour être à côté de lui, mais on n’a vu personne. On l’a alors repris pour le ramener devant ces boutiques. Monsieur Mamadi Kaba, notre chef de secteur a donné 100 000 francs guinéens pour les consultations médicales. Et quand il est décédé, il a donné 500 000 francs pour l’entretien de son corps avant l’inhumation au cimetière de Sanoyah-Rails », a indiqué M. Yansané.

Balla Yombouno

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