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N’ZÉRÉKORÉ : des femmes exigent la libération des personnes arrêtées lors des récentes élections

Après les jeunes leaders de N’zérékoré, samedi dernier, c’est au tour des femmes de réclamer la libération des personnes arrêtées suite aux affrontements meurtriers qui ont émaillé le double scrutin du 22 mars 2020 dans la capitale de la Guinée forestière. Très tôt ce mardi, une cinquantaine de femmes dont les proches (les maris de certaines) sont incarcérés à Kankan depuis plus de trois mois, ont pris d’assaut la résidence du patriarche. Elles demandent leur libération immédiate.

Sis au quartier Bellevue, le patriarcat de N’zérékoré a été envahi aux environs de 6 heures ce matin du 11 août par des femmes à moitié nue. La libération des personnes interpellées les 22 et 23 mars dernier suite aux violences survenues en marge du double scrutin législatif et référendaire contesté était pourtant l’une des conditions qui avaient été posées avant d’aller à la rencontre pour la réconciliation entre les communautés dont le pacte de non-agression a été signé en juin dernier. Mais depuis, les détenus au nombre d’une quarantaine continuent de croupir en prison du côté de Kankan, en Haute-Guinée.

« Franchement, ça ne va pas dans les familles. Moi, c’est mon fils qui est arrêté. Là où on est, j’ai sa femme qui a suivi une césarienne, elle est à l’hôpital. Depuis un moment, on est sur pieds pour ce problème. On prie le président de nous aider à libérer nos enfants et nos maris. Nous sommes des pauvres, on souffre. Actuellement, on ne peut plus supporter les charges des familles à nous seules. Maintenant, tant que nos enfants ne sont pas libérés, on va rester ici », promet Hélène Loua, l’une des manifestantes.

Même son de cloche pour Widoh Loua qui déplore les conditions difficiles que sa famille traverse depuis l’interpellation de son époux il y a 4 mois. « Depuis l’arrestation de mon mari, il n’y a personne pour nous trouver de quoi manger. On ne fait que souffrir. Nous demandons au patriarche de nous aider. J’ai mené tellement de démarches et dépensé plus de dix millions pour qu’on le libère mais hélas. Donc, aujourd’hui on est là pour qu’on trouve un interlocuteur qui pourra nous aider. Comme on n’a pas trouvé le patriarche, on va rester couchées ici jusqu’à ce qu’il vienne afin qu’il puisse interpeller le président sur le sort de nos maris. On n’a rien comme manger dans nos familles. Donc, on va rester ici jusqu’à leur libération. C’est ce message qu’on lance à Alpha Condé », dit-elle.

Niouma Lazare Kamano, depuis N’zérékoré pour Ledjely.com

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