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MACENTA : nouvelle manifestation contre la dégradation des routes

Si à Kankan, fief traditionnel du président Alpha Condé, les jeunes réclament la construction d’un barrage hydroélectrique pour mettre fin aux délestages en Haute-Guinée, dans la région de la Guinée forestière, précisément à Macenta, la jeunesse proteste contre l’état défectueux des routes.

Ce jeudi 3 septembre, des jeunes de Macenta sont de nouveau descendus dans la rue pour réclamer le bitumage des routes de la commune urbaine. Ils assurent que si leur demande n’est pas satisfaite, la campagne électorale et le scrutin présidentiel du 18 octobre prochain n’auront pas lieu dans leur préfecture. « Avant aujourd’hui, on avait organisé deux marches pacifiques et adressé une lettre aux autorités pour réclamer le bitumage des 20 kilomètres de route dans la commune urbaine. Cela s’est bien passé. Mais hier, les autorités lors de notre rencontre avec elles nous ont dit qu’elles ne peuvent pas nous laisser manifester ce jeudi. Notre réponse a été qu’on ne peut pas surseoir à notre manifestation tant que notre revendication n’est pas prise en compte. Tant qu’on ne voit pas de machines sur nos routes pour le bitumage des 20 kilomètres, il n’y aura pas de campagne, à plus forte raison des élections à Macenta », a menacé Antoine Béavogui, le porte-parole des manifestants.

Comparativement aux manifestations antérieures à caractère pacifique, organisées par ces jeunes de Macenta, ce jeudi, les manifestants s’en sont pris aux locaux de la gendarmerie et de la police. « Ce matin très tôt, vers les 5 heures du matin, deux pick-ups ont pris d’assaut ma cour mais, j’ai pris la porte secondaire pour m’échapper en prenant une moto afin de rejoindre le point de départ de la manifestation. Les forces de sécurité se sont postées sur notre itinéraire, mais avec tout ça, les jeunes ont pu saccager la gendarmerie et une partie de la police. Au moment où je vous parle les jeunes s’affrontent avec les hommes en uniforme. C’est le gaz lacrymogène contre des jets de pierres. Les renforts sont venus de Gueckédou », a ajouté Antoine Béavogui, joint au téléphone par le correspondant du Djely dans la région.

Par ailleurs, notre interlocuteur ne cache pas sa volonté de donner le fil à tordre aux autorités de Macenta si toutefois les renforts ne sont pas retirés de la ville. « Le préfet m’a appelé en tant que leader afin de dire aux jeunes que la marche est permise mais de faire une manifestation pacifique. Ce qui est déjà trop tard, parce qu’ils ont envoyé des renforts qui nous gazent et tirent dessus. Quand nous sommes venus à sa résidence, on lui a demandé de retirer les renforts de la ville sinon on risque de déclencher demain une autre manifestation pour demander cette fois-ci son départ », a-t-il prévenu dans un ton fermé.

Joint au téléphone, le préfet de Macenta, Cheik Mohamed Diallo, n’a pas voulu répondre à nos questions.

Affaire à suivre…

De N’Zérékoré, Niouma Lazare Kamano, correspondant régional pour Ledjely.com

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