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HAUSSE DU PRIX DES TAXIS A CONAKRY : des usagers lancent un cris de cœur

En application de l’état d’urgence sanitaire décrété pour faire face à la pandémie du COVID-19 en Guinée, le coût du transport a grimpé. Dans les taxis de Conakry, le prix du tronçon est passé de 1 500 à 3000 francs guinéens. Avec la reprise des cours, certains élèves et étudiants de la capitale peinent à supporter le coût « élevé » du transport, surtout pour ceux qui logent à plusieurs tronçons de leurs établissements.

Ramatoulaye Diallo est une élève de la 12e année en Sciences sociales dans une école de la ville. Pour la jeune femme, le gouvernement peut facilement remédier à cette situation. « Aujourd’hui, presque tous les élèves qui habitent loin de leurs écoles ont le même soucis que moi : le prix élevé du transport à Conakry. Par exemple, moi, je suis logé à Hafia et mon école se trouve à Dar-es-salam. Chaque jour, je paie 10 000 francs guinéens, au-lieu de 5 000 francs. J’y vais du lundi au samedi, donc ce qui me fait un total de 60 000 francs par semaine ; soit 240 000 francs par mois et cela sans compter les frais de scolarité. Je pense que le gouvernement peut ramener le prix à 1 500 francs par tronçon tout en imposant à tout le monde de porter son masque avant de monter à bord d’un taxi. Nous souffrons énormément face à cette situation », a-t-elle souligné.

Une étudiante interrogée par Ledjely.com demande elle aussi au gouvernement de revoir sa décision sur le nombre de passagers dans les véhicules. Jacqueline Camara quitte Bambeto pour l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. « Nous venons trois jours successifs par semaine. Et chaque jour, je paie 24 000 francs guinéens. C’est vrai que le COVID-19 est là et on doit respecter les gestes barrières pour limiter sa propagation, mais le gouvernement doit revoir le coût du transport. C’est vraiment énorme. Difficilement on s’en sort surtout nous qui ne vivons pas avec nos parents. Je demande humblement au président de revenir sur cette décision », a plaidé l’étudiante.

Qu’ils soient élèves, étudiants, ouvriers ou fonctionnaires, nombreux sont les habitants de Conakry qui traversent la même situation en ce qui concerne le coût du transport. On saura dans les prochaines heures si l’état d’urgence sanitaire en vigueur en Guinée depuis le 26 mars dernier sera de nouveau prolongé ou si, à l’approche du lancement de la campagne électorale, il sera enfin levé.

Mariama Ciré Diallo

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